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19/02/2018   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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Programme TSN en Auvergne-Rhône-Alpes: un "booster" pour les outils numériques régionaux (ARS)

LYON, 19 février 2018 (TICsanté) - Alors que le programme Territoire de soins numérique (TSN) touche à sa fin, l'agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes a dressé pour TICsanté un bilan des services déployés grâce au projet et de leurs perspectives de généralisation, soulignant l'effet "booster" de TSN sur l'usage des outils numériques dans la région.

A compter de cette semaine, TICsanté.com reviendra chaque lundi sur les bilans des projets TSN dans les cinq régions concernées par le programme, à partir d'entretiens réalisés auprès des équipes des ARS.

Inscrit en 2013 dans le feuille de route du gouvernement Ayrault sur le numérique, le programme TSN a bénéficié à l'échelle nationale d'une enveloppe de 80 millions d'euros dans le cadre du programme d'investissements d'avenir (PIA) sur la période 2014-2017.

Il avait pour objectif de renforcer la coordination des professionnels de santé et les organisations innovantes de prise en charge des patients en finançant le développement de bouquets de services numériques sur des territoires pilotes.

Les cinq ARS retenues après appel à projets pour porter ces expérimentations sont les agences Ile-de-France, Océan indien, Bourgogne (depuis fusionnée avec la Franche-Comté), Aquitaine (depuis fusionnée avec le Limousin et le Poitou-Charentes pour former l'ARS Nouvelle-Aquitaine) et Rhône-Alpes (depuis fusionnée avec l'Auvergne) (voir dépêche du 16 septembre 2014).

En Auvergne-Rhône-Alpes, le projet intitulé Pascaline (pour Parcours de santé coordonné et accès à l'innovation numérique) s'est d'abord concentré sur un territoire allant de l'Est de Lyon à Bourgoin-Jallieu, en Isère (voir encadré ci-dessous).

Il s'est structuré autour de la mise en place de deux plateformes territoriales d'appui (PTA) (en avril 2016 sur le Nord de l'Isère et en septembre 2016 sur l'Est de Lyon) et d'un dispositif numérique d'échange et de partage d'informations de santé qui a visé "la convergence des outils utilisés pour coordonner les parcours au sein des PTA, des Maia (méthodes d'action pour l'intégration des services d'aide et de soins dans le champ de l'autonomie) et des réseaux de santé", a expliqué à TICsanté Laurence Rousselet, chargée de mission TSN à l'ARS.

Ce dispositif se décline en plusieurs interfaces différentes, en fonction du profil de l'utilisateur, et s'appuie sur l'applicatif Zepra (pour Zero échange papier en Rhône-Alpes), ouvert en 2010 dans la région pour l'échange sécurisé d'informations issues du dossier patient informatisé (DPI) et des logiciels utilisés par les différents acteurs de santé.

Connecter les soins de ville

L'outil MonSisra, disponible en version fixe et mobile, s'adresse aux professionnels de santé de ville et permet de gérer la coordination et le partage d'informations pour l'ensemble des parcours de soins, dont les situations complexes.

Il s'agit à la fois d'une messagerie sécurisée de santé (MSSanté) et d'un portail d'accès à l'historique du patient et à l'ensemble des services e-santé déployés dans la région comme ViaTrajectoire, le répertoire opérationnel des ressources (ROR), l'outil de gestion des réunions de concertation pluridisciplinaire en cancérologie (RCP) ou le carnet de vaccination électronique.

L'une des innovations de l'outil est de répondre aux impératifs de sécurité et d'authentification forte des médecins, sans obliger ces derniers à utiliser leur carte professionnelle de santé (CPS), ce qui "constituait un gros frein aux usages du numérique avant TSN", a noté Vincent Ruol, directeur de la stratégie et des parcours de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes.

Autre particularité, MonSisra a été ouvert dès 2016 à l'ensemble de la région, et non plus au seul territoire d'expérimentation du programme TSN, ce qui lui a permis d'atteindre 9.274 utilisateurs au 31 janvier 2017, avec un rythme de croissance actuellement de +10% par mois et près d'un médecin généraliste sur deux usager, a relayé Laurence Rousselet. Ces chiffres "ont dépassé [les] espérances" de l'ARS en matière d'augmentation des usages, a-t-elle appuyé.

Si les médecins généralistes ont constitué une "cible prioritaire" de déploiement, l'outil vise à terme l'ensemble des spécialistes, les pharmaciens (11% actuellement équipés), les paramédicaux, les professionnels des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les services sociaux des conseils départementaux.

Homogénéiser les outils de coordination

L'outil MesPatients est la déclinaison du dispositif d'échange et de partage rhônalpin pour les structures de coordination. Il permet l'interaction entre les différents intervenants de la prise en charge du patient, le partage de son dossier, l'élaboration, le suivi et l'évaluation de son plan personnalisé de santé (PPS) et de son plan de service individualisé (PSI).

Fin janvier 2018, 9.750 dossiers MesPatients avaient été créés par une "vingtaine de structures actives" sur la cinquantaine de structures à déployer, a indiqué Laurence Rousselet. L'ARS a dû faire face à "certaines réticences" dans le déploiement, notamment de la part des réseaux de santé qui bénéficiaient déjà d'un outil informatique, a-t-elle observé.

"Nous avons convaincu les Maia avec plus de facilité car elles n'étaient pas informatisées", a-t-elle ajouté, pointant l'intérêt du programme TSN pour que les différentes structures de coordination travaillent sur les mêmes outils.

Services numériques aux patients

La troisième brique de services numériques développés dans le cadre du programme TSN s'adresse aux patients et leur propose un point d'accès unique à leurs informations de santé, à travers le portail régional MyHop, décliné et personnalisé par les établissements de santé (MyHCL pour les Hospices civils de Lyon, MyCLB pour le centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard, etc.).

"Avec un seul identifiant et un seul mot de passe, le patient peut accéder à ses informations comme ses comptes-rendus d'hospitalisation ou l'historique de ses rendez-vous", a expliqué Laurence Rousselet. Près de 106.000 comptes patients ont été créés sur ces portails, notamment grâce à l'historique des HCL, qui disposent de cet outil depuis 2013 (voir dépêche du 8 août 2016).

Chaque établissement de santé a le choix de déployer son portail dédié et peut sélectionner les fonctionnalités qu'il veut y voir figurer, comme l'envoi des comptes-rendus, la facturation et le paiement en ligne, l'inscription en maternité ou la prise de rendez-vous. "Nous en sommes à 16 établissements qui ont ouvert leur portail ou qui sont sur le point de le faire", a indiqué Laurence Rousselet.

L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes travaille dorénavant à l'ouverture de ce portail aux soins de ville, pour permettre au patient de recevoir également les documents rédigés par son médecin traitant, son spécialiste ou sa structure de coordination des soins.

Services connexes développés en mode partenarial

L'originalité du programme TSN en Auvergne-Rhône-Alpes a été de confier le pilotage du développement de services numériques supplémentaires à des partenaires comme l'union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux et le cluster d'innovation i-Care.

"Cela a permis que les services développés répondent à des besoins réels, issus du terrain, et cela a facilité la communication et le déploiement vers les utilisateurs", a observé Laurence Rousselet.

L'URPS a piloté:

  • la mise en place d'une expérimentation de recours aux objets connectés et à une plateforme de recueil des données pour le suivi de 131 patients insuffisants cardiaques ou en démarche préventive
  • la création d'un réseau social pour les professionnels de santé du territoire d'expérimentation TSN, lancé en juin 2016, et regroupant 500 inscrits et 160 professionnels actifs à fin 2017
  • le développement d'un carnet de vaccination électronique (CVE) pouvant être alimenté par les professionnels de santé depuis MonSisra, et aujourd'hui ouvert pour 2.940 patients, selon les chiffres transmis par l'ARS.

Le cluster d'innovation i-Care a quant à lui sélectionné trois entreprises à la suite d'un appel à projets pour les soutenir dans le développement de nouveaux services de santé:

  • le projet Corinne, porté par la société Avalun, expérimente auprès de 38 résidents de trois Ehpad l'appareil de mesures de biologie connecté LabPad* pour la mesure de l'INR des patients sous traitements anticoagulants.
  • le projet Papillon, porté par les sociétés MHComm, CLB et Floralis, propose la dématérialisation complète du dossier de soins des patients en hospitalisation à domicile (HAD) avec la mise en place d'une tablette numérique à son domicile. Il concerne 28 patients et 65 infirmiers.
  • le projet Adel Patient, porté par Datamedcare en partenariat avec la Fédération française de pneumologie (FFP), la Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires (FFAAIR) et les prestataires de santé à domicile Vivisol et SOS Oxygène, propose un carnet de santé numérique pour les patients apnéiques télésuivis. Elle concerne 300 patients et 15 pneumologues.

L'ensemble des services déployés dans le cadre du programme TSN font actuellement l'objet d'une évaluation par le consortium de recherche Eva TSN, porté par le CHU de Bordeaux (voir dépêche du 12 décembre 2016).

Dans l'attente des résultats, l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes prépare déjà la généralisation de l'outil MesPatients à l'ensemble des structures de coordination de la région et souhaite "davantage investir le champ des pharmaciens et infirmiers", a expliqué Laurence Rousselet. Elle souhaite également étudier dans quelle mesure MonSisra peut devenir un outil de téléconsultation et de télé-expertise pour les professionnels.

Elle compte sur les financements annoncés dans le cadre du programme "e-parcours" (voir dépêche du 17 mars 2017), pour poursuivre le déploiement d'outils numériques de coordination et d'échange entre professionnels.

Le programme TSN en Auvergne-Rhône-Alpes
Nom du projet: Pascaline (Parcours de santé coordonné et accès à l'innovation numérique)
Financements: 16,5 millions d'euros, pour un budget global de 25,5 millions d'euros
Territoire concerné: 235.000 habitants entre les arrondissements de l'Est de Lyon (Rhône) et Bourgoin-Jallieu (Isère)
Projet central: dispositif d'échange et de partage d'information pour les professionnels de santé de ville (MonSisra), les structures d'appui à la coordination (MesPatients) et les patients (portail MyHop)
Particularités: 6 projets connexes dont le pilotage a été confié à des partenaires comme France Assos Santé, l'URPS médecins libéraux, le conseil départemental de l'Isère et le cluster i-Care
Perspectives: déploiement des outils numériques à l'ensemble de la région et des structures de coordination, avec le nécessaire rattrapage de l'ex-région Auvergne (puisque TSN a été lancé en Rhône-Alpes à l'origine); volonté d'investir plus fortement le champ des pharmaciens et infirmiers; et utilisation de MonSisra comme outil de télémédecine.

rm/gb

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