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02/08/2017   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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L'Institut Paoli-Calmettes propose une application mobile pour renforcer le lien entre les patients et l'hôpital

MARSEILLE, 2 août 2017 (TICsanté) - L'Institut Paoli-Calmettes (IPC) à Marseille renforce le lien avec les patients à domicile avec une application mobile développée en partenariat avec la start-up marseillaise Exolis.

Les modes de prise en charge des patients évoluent avec plus de suivis à domicile. "Pour assurer à ses patients un continuum de prise en charge des soins à leur domicile, l'IPC innove en développant, avec la start-up marseillaise Exolis, une suite d'applications mobiles de e-santé, en lien avec le dossier du patient à l'hôpital, sous le nom d'IPC Connect", a indiqué le centre le lutte contre le cancer (CLCC) dans un communiqué diffusé courant juillet.

L'établissement marseillais a investi dans un partenariat de codéveloppement de 3 ans avec Exolis, société créée en mars 2015 pour mettre au point des solutions mobiles d'e-santé.

Simple d'utilisation et présentant un espace de connexion sécurisé, IPC Connect permet aux patients de conserver un lien permanent avec l'IPC et leur praticien référent. Grâce à des évaluations périodiques de leur état physique, transmises informatiquement et débouchant sur un score de gravité, les patients restent connectés et peuvent être contactés en fonction du score. Les alertes qui remontent à une plateforme de télésuivi que l'IPC met en place peuvent donner lieu à des actions de la part des infirmiers coordinateurs et des cliniciens concernés.

"L'outil d'Exolis est paramétrable et peut donc être décliné selon les situations", a expliqué à APMnews Sylvain Fluzin, directeur du système d'information et d'organisation (DSIO) à l'IPC.

Deux applications mobiles mises en place

La première application, qui a vu le jour en mars, concerne le suivi à domicile des patientes prises en charge en ambulatoire après une
hystérectomie, dans le cadre de la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC), a-t-il indiqué.

L'IPC fait partie des centres qui proposent aux patients nécessitant une chirurgie les approches dites de RAC qui allègent les suites opératoires, et permettent des séjours considérablement plus courts à l'hôpital. Leur suivi postopératoire à domicile, d'autant plus important que le séjour hospitalier est court, est en passe d'être assuré au moins en partie grâce à cette application.

Après une phase pilote, elle est proposée à toutes les patientes. Sur 40 patientes interrogées sur leur satisfaction, seules 2 ont eu un jugement mitigé. L'utilisation s'est avérée facile, sans formation nécessaire. Seules des mises à jour de certains smartphones ont dû être réalisées pour installer l'application.

IPC Connect propose également aux patients greffés de cellules souches hématopoïétiques un programme d'éducation thérapeutique et permet le suivi de leur état de santé. "Avec 153 greffes allogéniques et 101 greffes autologues en 2016, l'IPC est un centre expert dans la prise en charge des hémopathies malignes, et un pôle de réputation internationale pour son programme de greffe. 80% des patients de la région Paca atteints d'hémopathies sont pris en charge à l'IPC", note le CLCC.

Cette version de l'application est proposée dans un premier temps à 30-50 patients avant d'ouvrir éventuellement son utilisation plus largement. Une étude va être menée pour montrer que l'outil permet d'anticiper la dégradation de l'état des patients par rapport au suivi classique.

"Souvent, les patients attendent avant de signaler que leur état général se dégrade. C'est souvent un peu trop avancé et il devient difficile de contrôler un état qui aurait pu être contrôlé la veille ou l'avant-veille. L'objectif est d'anticiper cette dégradation" grâce aux données fournies par les patients au quotidien.

L'application permet aussi de "coacher" les patients greffés qui ont suivi l'éducation thérapeutique pour les aider à maintenir tout ce qu'ils doivent respecter et qu'ils risqueraient d'oublier une fois revenus chez eux.

D'autres applications à venir

Il s'agit en premier lieu de la pré-validation en ligne des chimiothérapies la veille de la venue des patients à l'hôpital. Elle permettra aux patients d'accéder plus rapidement à leur chimiothérapie, sans passer par une consultation médicale. L'objectif est double: éviter aux patients des déplacements inutiles (s'ils ne sont pas en état de recevoir la chimiothérapie) et de l'attente pour les patients et mieux gérer les produits de chimiothérapie, et leur fabrication (éviter des fabrications inutiles pour celles qui étaient préparées d'avance). Cette application est prévue pour septembre.

Des gains sont aussi à attendre sur l'organisation de l'hôpital de jour, note Sylvain Fluzin.

L'application trouvera également son utilité dans le suivi à moyen et long termes des effets indésirables des chimiothérapies per os (voie d'administration orale) avec pour cible les patients âgés: un suivi de l'évolution de leur activité sera possible grâce à un bracelet connecté qui leur sera fourni. Le principe repose sur l'existence d'une corrélation entre la dégradation de l'état général et l'activité physique. En décelant une baisse d'activité physique, il devrait être possible d'anticiper une dégradation.

Pour les patients traités par une chimiothérapie per os pour un cancer hématologique, l'objectif sera de surveiller ceux qui présentent un risque de dégradation rapide de leur état de santé lié à l'aplasie.

"Il ne s'agit pas seulement de récupérer des données mais l'application doit permettre de personnaliser la prise en charge en adaptant le rythme des visites aux besoins plutôt que d'avoir des dates fixes, notamment pour les patients greffés", selon Sylvain Fluzin.

"Aujourd'hui, 60 patients l'utilisent. Pour le suivi des hystérectomies, 3 à 4 patientes par semaine sont concernées. Pour la prévalidation de chimiothérapie, la cible est potentiellement de 150 patients par jour. Si déjà la moitié adhère, cela représentera 70 patients par jour. En hématologie, le nombre de patients pourrait être élevé aussi", indique-t-il.

Le centre d'appel mis en place à l'IPC pour gérer les appels du lendemain notamment va évoluer vers une plateforme de télésuivi, au fur et à mesure des besoins. Les infirmiers de coordination ont déjà des écrans de contrôle pour suivre toutes les alertes qui remontent et pour gérer les actions manuelles à déclencher ou les actions automatisées, mais cela ne fonctionne pas encore 24 heures sur 24 et il n'existe pas encore de temps médecin spécifique. Pour l'instant, les infirmiers sollicitent des médecins quand c'est nécessaire.

Pour d'autres pathologies

IPC Connect est une application conçue pour être évolutive et adaptable à d'autres pathologies, comme à d'autres parcours de soins, même plus complexes. D'autres projets sont en cours de réflexion, comme l'envoi d'informations ou encore la possibilité d'une pré-admission des patients pour faciliter leur accueil à l'institut.

Le partenariat mené avec l'IPC a permis à Exolis de donner "une légitimité médicale" à son outil appelé Engage* qui repose sur le parcours de soins, a indiqué à APMnews Pierre Claudon, cofondateur d'Exolis. La solution proposée s'appuie sur la conviction que l'implication du patient dans son traitement est "un vecteur fort de réussite thérapeutique".

"Notre application représente un vrai plus. Elle permet d'améliorer la prise en charge du patient, ce dernier étant plus acteur de sa santé", explique l'ingénieur.

Elle a aussi l'avantage de pouvoir être déclinée selon la pathologie. La société en développe une version avec le CH de Cannes (Alpes-Maritimes) en cardiologie et a signé avec d'autres établissements de santé également intéressés par son application.

L'outil peut être utilisé dans différents domaines. C'est l'établissement de santé qui modélise le parcours de soins et le patient a une application très personnalisée lui donnant l'impression d'avoir un outil vraiment spécifique de sa pathologie. Avec un seul outil, un même établissement peut donc proposer beaucoup d'applications, a indiqué Pierre Claudon, citant aussi le suivi des femmes venues à la maternité. Par ailleurs, l'outil permet au patient de gérer ses rendez-vous.

Les hôpitaux paient à Exolis une licence ou un abonnement facturé selon le nombre de patients utilisateurs. Les applications sont gratuites pour les patients. Ils doivent simplement avoir un smartphone.

sl/ab/eh

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