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26/05/2017   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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Performance hospitalière: deux exemples concrets d'apports des outils analytiques

PARIS, 26 mai 2017 (TICsanté) - La simulation informatique de l'organisation d'une nouvelle unité et l'approche analytique comme instrument de pilotage de la qualité d'un service d'imagerie sont deux exemples d'avantages tirés des nouvelles technologies, selon une présentation organisée le 16 mai lors de la Paris Healthcare Week.

Ces exposés, organisés sur "l'agora e-santé" du salon, visaient à présenter l'apport des outils informatiques à l'hôpital. Si ceux-ci sont de plus en plus présents dans les services, il reste parfois "un pas à franchir entre la mise en place de ces outils et la valorisation des données qu'ils produisent", a estimé en introduction Jérôme Chevillotte, directeur marketing France de GE Healthcare, organisateur de la session.

Le premier exemple d'utilisation concrète de telles données a été présenté par Agnès Petit, directrice qualité en charge du développement des nouveaux modes de prise en charge et de l'ambulatoire aux hôpitaux Pitié-Salpêtrière-Charles Foix (Assistance publique-hôpitaux de Paris, AP-HP).

L'objectif était de créer une nouvelle organisation regroupant toutes les activités ambulatoires du pôle chirurgie (sept spécialités) et de l'unité d'abords vasculaires. Il fallait définir la dimension des ressources humaines, mais aussi des parcours, basés sur des principes organisationnels novateurs (marche en avant complète, régulation et pilotage du cadencement des parcours au fil de l'eau, etc.) et en adéquation avec des critères de performance précis (notamment un impératif de fonctionnement à iso-ressources).

La simulation "a permis de tester de nouveaux outils et tester de nouveaux modèles de parcours", a expliqué Agnès Petit. "Avec les équipes médicales et paramédicales, nous avons dessiné le parcours du patient, le bâtiment, défini le profil de la patientèle et lancé l'outil de simulation", a précisé Xavier Petit, directeur stratégie et performance chez GE Healthcare. Deux années d'activité ont été simulées, seconde par seconde, avec des variations aléatoires de cadences pour mieux simuler la vie d'un service.

"Cela a donné confiance aux équipes, car elles ont vu leur nouvelle organisation; ça a aussi permis de tester et voir l'impact de différents choix, dont certains n'ont pas été retenus", a-t-il ajouté.

"Nous avons réajusté en permanence les modèles pour arriver à un résultat qui répond à nos besoins", a conclu Agnès Petit. Cette démarche "très participative et collective" aura abouti à faire émerger de nouveaux modes d'organisation, a-t-elle souligné.

Seul bémol: la simulation est restée centrée sur la prise en charge des patients. "Il aurait été intéressant qu'elle simule les aspects logistiques des flux, afin d'évaluer la charge de travail des processus support", a souligné la directrice qualité.

L'approche analytique comme instrument de pilotage qualité et performance en imagerie

Le second exemple a été présenté par le Dr Marc Zins, chef du service de radiologie à l'hôpital Paris Saint-Joseph. L'établissement dispose depuis 13 ans d'un système d'information permettant le stockage des examens d'imagerie, une manne permettant "de faire des analyses, d'analyser nos pratiques, voire de mener des projets de recherche clinique", a-t-il expliqué.

A partir de 2011, avec l'installation d'un nouveau scanner équipé d'un logiciel de suivi de la dose, le service de radiologie a monté une équipe multidisciplinaire chargée d'analyser les données collectées.

"Elle se réunit chaque mois et rédige un rapport écrit diffusé à l'ensemble du département pour améliorer les pratiques", explique le Dr Zins. Ces rapports peuvent par exemple compter une répartition des alertes en fonction des tranches horaires, ou une évolution du nombre d'alertes avant/après une formation, etc.

Le projet DoseWatch mené à l'hôpital Saint-Joseph permet de contrôler les fortes doses dérivées et gérer le risque, de comprendre leur origine pour optimiser les pratiques, et in fine de sensibiliser sur les doses délivrées aux patients pour contribuer à créer une culture de dose dans le département.

"C'est de la conduite de changement plutôt que de l'analyse de courbes", a averti Marc Zins. Il a précisé qu'une fois que la "culture dose" est mise en place dans le service, il est important de la faire perdurer à l'aide d'un programme complet incluant la mise en oeuvre des nouvelles pratiques, la création d'un "comité dose" régulier, et la diffusion de rapports de suivi basés sur la méthodologie JSOC (justification des doses, standardisation et optimisation des pratiques, communication interne et externe des résultats).

/mb/eh/ab

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