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Les craintes sur la responsabilité des médecins freinent l'essor de la santé connectée (étude Withings/MACSF)

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PARIS, 7 février 2017 (TICsanté) - Plus d'un tiers des médecins estiment que le "flou sur la responsabilité" du professionnel qui recommande une application mobile ou un objet connecté de santé à son patient constitue un frein à la diffusion des outils numériques, selon une étude réalisée par Withings et l'assureur MACSF.

Cette étude réalisée auprès de 1.037 médecins sociétaires de la MACSF soulève un paradoxe: les médecins semblent assez friands d'objets connectés et d'applications mobiles pour eux-mêmes, mais les intègrent assez peu à leur pratique médicale, et les conseillent encore moins à leurs patients.

Ainsi, 25% des professionnels interrogés par l'étude indiquent avoir un usage personnel d'objets connectés, mais ils sont seulement 15% à les intégrer à leur pratique médicale, principalement pour établir un diagnostic (43%) et assurer le suivi à distance du patient (31%).

Cette proportion diminue encore, à 9%, lorsqu'il s'agit de conseiller l'utilisation d'un objet connecté aux patients. Les principaux objets connectés conseillés sont les glucomètres (51%), tensiomètres (39%) et les traqueurs d'activité (36%).

La même dynamique est observée par l'étude pour les applications mobiles de santé: 61% des médecins interrogés les utilisent dans leur exercice professionnel, en majorité pour accéder à une encyclopédie médicale en ligne (33%), à une aide au traitement (37%) ou au diagnostic (21%).

Mais ils sont seulement 7% à conseiller "souvent" ou "toujours" une application à leurs patients. Une réalité d'autant plus paradoxale que 40% des médecins considèrent que l'utilisation d'objets connectés permettra à long terme de réduire le nombre d'hospitalisations.

Les raisons de ces décalages entre usages des médecins et recommandations aux patients sont à chercher du côté de la confiance qu'accordent les professionnels aux outils numériques, et à la responsabilité qu'ils engagent lorsqu'ils les conseillent.

La "menace sur le secret médical" est ainsi le premier frein à l'essor de la santé connectée mentionné par 40% des médecins interrogés par l'étude, juste devant le "flou sur la responsabilité" (34%).

"Très clairement, les médecins ne souhaitent pas que la santé connectée soit l'occasion de leur rajouter des responsabilités sans contrepartie et sur des éléments qu'ils ne maîtriseraient pas, notamment la sécurité des données", pointent Withings et le groupe MACSF dans leur analyse du sondage.

Un tiers des médecins estiment que la responsabilité du professionnel peut être engagée en cas d'utilisation d'un objet connecté par les patients. Le risque de divulgation des données et les interrogations sur la fiabilité de ces outils sont les principaux facteurs de risques avancés.

"En particulier, les médecins craignent qu'un diagnostic porté sur un patient à distance, potentiellement sujet à plus d'erreurs, fasse peser sur eux la même responsabilité que pour une consultation standard. Le régime de responsabilité apparaît alors disproportionné", souligne l'étude.

Elle pointe également des interrogations sur "le régime de responsabilité de l'inertie thérapeutique, si par exemple un patient envoie des données alarmantes que le médecin n'aurait pas su voir".

Accéder à l'étude complète

rm/ab

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