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16/05/2014   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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Télésurveillance de l'insuffisance cardiaque: résultats encourageants pour Cardiauvergne
PARIS, 16 mai 2014 (TICsanté) - Le dispositif Cardiauvergne de télésurveillance de l'insuffisance cardiaque dans la région Auvergne donne de premiers résultats encourageants, qui suggèrent une possible réduction de la mortalité et du risque de réhospitalisation des patients suivis.
Ces résultats ont été présentés en avril au salon sur les technologies de l'information en santé WoHIT à Nice par le Pr Jean Cassagnes du CHU de Clermont-Ferrand, puis médiatisés par un communiqué.

Le cardiologue, interrogé par APM (Agence de prese médicale) reste prudent en notant le nombre modéré de patients, le suivi d'un an en moyenne des patients inclus et le fait qu'il ne s'agit pas d'une étude randomisée avec un groupe contrôle. Les résultats des patients inclus dans le dispositif de télésuivi ont été comparés à des données déjà publiées.

Chez les 558 patients évalués à fin décembre 2013, le taux de mortalité à un an s'établissait à 12%. En comparaison, "les registres d'insuffisance cardiaque en Europe donnent des taux de mortalité chez des patients de gravité équivalente entre 26% et 35%", selon le Pr Cassagnes.

Pour les réhospitalisations, le taux annuel était de seulement 13,6%, comparé à 28% à 40% selon les données publiées. Il y avait également une réduction de la durée moyenne de séjour: 9,2 jours en moyenne comparé à 10,5 jours.

Dans Cardiauvergne, les patients inclus avaient d'abord un entretien permettant de faire de l'éducation thérapeutique et de leur fournir une balance reliée à un télétransmetteur, afin de transmettre quotidiennement leur poids à un serveur.

Ces patients étaient vus deux fois par semaine (puis une fois par mois quand ils étaient stabilisés) par une infirmière qui télétransmettait via un smartphone les signes cliniques (dyspnée, fatigue, oedèmes...) ainsi que la pression artérielle et la fréquence cardiaque. Les biologistes télétransmettaient les résultats d'analyses.

Les pharmaciens étaient également impliqués. Ils envoyaient par messagerie sécurisée une copie des ordonnances, permettant de vérifier que les adaptations de traitement étaient bien faites. Ils étaient aussi impliqués dans l'éducation thérapeutique, a indiqué le Pr Cassagnes, soulignant leur fort investissement, comme celui des infirmières.

ADAPTER LE TRAITEMENT EN CAS D'ALERTE

Au CHU, la cellule de coordination qui gère les alertes ou alarmes qui apparaissent automatiquement en cas d'anomalies repérées dans les données télétransmises -notamment la prise de poids- compte 1,5 équivalent temps plein de cardiologue, deux infirmières formées et une secrétaire.

L'objectif de tout ce dispositif est de prendre rapidement des mesures appropriées en cas de problème. Il peut s'agir d'un simple rappel de mesures diététiques, mais aussi d'une adaptation de traitement.

Le projet a été développé initialement en collaboration avec la société clermontoise Almerys, filiale d'Orange pour le système expert qui gère les alertes et alarmes.

Puis le cardiologue hospitalier a sollicité l'agence régionale de santé (ARS) qui a accordé un budget de fonctionnement permettant de payer les salaires de la cellule de coordination. Il a obtenu un soutien de 35.000 de la région Auvergne, l'Etat abondant ensuite la même somme, et ensuite encore l'Europe pour 140.000 euros. Les quatre départements de la région ont été sollicités pour équiper les infirmières de smartphones (plus de 400 appareils ont ainsi été acquis).

Le Pr Cassagnes estime à environ 2.000 le nombre de patients pouvant être concernés dans sa région. On n'est donc pas encore au maximum des possibilités d'inclusion dans Cardiauvergne, mais cela augmente progressivement. Pour le moment, 676 patients ont été inclus.

Par ailleurs, il a répondu à un appel à projets sur le "développement de services numériques pour la santé et l'autonomie" dans le cadre des investissements d'avenir. Cela permettra de financer le projet Cardiauvergne 2, dans lequel l'objectif est de capter plusieurs paramètres chez les patients, et notamment de surveiller l'adaptation de la fréquence cardiaque à l'activité physique, grâce à des capteurs.

Dans ce travail qui a commencé avec cinq patients, ceux-ci porteront des "maillots instrumentés" qui captent les différents paramètres et les télétransmettent. L'étude devrait porter sur une vingtaine de patients. /fb
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