http://www.enovacom.fr/audit-tracabilite/enovacom-smart-audit.html
http://www.fujifilm.eu/fr/produits/systemes-medicaux/solutions/pacs-synapse/
http://www.carestream.fr/vue-healthIT.html
25/11/2013   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
Pour commenter cette dépêche Identifiez-vous
Open-data: le président de l'Institut des données de santé met en garde contre des "fantasmes"
PARIS, 25 novembre 2013 (TICsanté) - Le président de l'Institut des données de santé (IDS), Christian Babusiaux, a appelé à la "méfiance" face aux confusions sur la question de l'ouverture des données de santé individuelles et anonymisées du Système national d'information inter-régimes de l'assurance maladie (Sniiram), jeudi lors de la 26ème Journée de l'ordre des pharmaciens.
"Il y a une extraordinaire confusion qui règne", a estimé Christian Babusiaux. "Toute cette confusion nourrit une espèce de paralysie, des fantasmes, des peurs, des affrontements qui, à mon sens, sont surdimensionnés", a ajouté le magistrat de la Cour des comptes.

Dans une volonté de "clarification", il a indiqué que les enjeux du sujet n'étaient pas ceux de la "gestion quotidienne et de la confidentialité chez les professionnels de santé", ni ceux de la "compilation de données" du "big data".

Il a expliqué qu'il s'intégrait plutôt dans le mouvement "open data", sous réserve qu'il ne s'agit pas de fournir un accès au Sniiram (Système National d'Information Inter-Régimes de l'Assurance Maladie) à tous mais à "un nombre d'acteurs identifiés et qui ont une légitimité à le faire". L'objectif est de tendre vers un "accès organisé" à une "base faite pour la connaissance" à des fins statistiques.

Le président de l'IDS a souligné à plusieurs reprises que l'ouverture des données de santé serait une "chance extraordinaire" pour l'amélioration du fonctionnement du système de santé. Cela permettrait notamment de "mieux connaître les parcours de soins" et de "mieux faire fonctionner la veille sanitaire".

BENEFIQUE POUR LES NEGOCIATIONS CONVENTIONNELLES

L'ouverture des données accentuerait également la "clarté de la discussion conventionnelle". "Pour bien percevoir la réalité, il faut que les différents acteurs de la négociation conventionnelle aient accès à des données et puissent en faire un diagnostic dans toute la mesure du possible partagé", a considéré Christian Babusiaux.

Enfin, renforcer l'accès aux données de santé pourrait être bénéfique pour la recherche publique, là encore pour que les équipes puissent connaître les réalités du terrain ou de la consommation de soins.

Assurant que l'anonymat des données était assuré par les mesures de sécurité automatiques mises en place à la demande de la Cnil, Christian Babusiaux a indiqué que tous les membres de l'IDS avaient actuellement accès à un échantillon de données mais qu'il fallait aller plus loin.

Il s'agit aussi de fournir un accès à des acteurs encore non concernés.

Dans ce contexte, il a considéré comme un "succès" la parution en août d'un arrêté autorisant la Haute autorité de santé (HAS) et l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à accéder directement aux données exhaustives du Sniiram.

Christian Babusiaux a en outre réitéré quelques-unes des propositions d'évolution formulées par l'IDS dans son rapport annuel au Parlement.

Il a plaidé pour une "ouverture raisonnée" dans un cadre partenarial, collectif et transparent, où il serait notamment possible de donner un accès à certains acteurs en contrepartie de leurs propres données.

Dans ce débat "typiquement franco-français", "il faut dépasser les clivages car il y a des enjeux considérables", a-t-il estimé.

L'IDS, créé par la loi du 13 août 2004 sur la réforme de l'assurance maladie et mis en place en 2007, comprend 13 membres (Etat, Cnamts, CCMSA, RSI, CNSA, UNRS, UNPS, Unocam, Ciss, FHF, Fehap, FHP, Unicancer) et huit membres associés (HAS, URPS, Irdes, Inca, Fnors, Fonds CMU, HCAAM, EHESP), rappelle-t-on.

Le rapport de Pierre-Louis Bras sur l'ouverture des données de santé, rendu public en octobre et sur lequel le ministère de la santé entend se baser dans le débat public, remet en cause l'IDS en proposant la création d'une nouvelle instance de gouvernance relevant du ministère.

A l'issue de l'intervention de Christian Babusiaux, la présidente du conseil national de l'ordre des pharmaciens (Cnop), Isabelle Adenot, a déclaré que "l'ordre se réjouit du débat sur l'ouverture des données de santé".

Le président du conseil régional d'Ile-de-France de l'ordre des pharmaciens, Martial Fraysse, fait partie de la commission chargée d'animer le débat sur l'ouverture des données publiques de santé. /gb/mb
http://www.athos.asso.fr/
http://www.carrefourtelesante.fr/accueil.html
http://www.web100t.fr
http://www.emed.fr/
http://www.ticsante.com/show.php?page=inscription