PARIS, 9 juillet 2012 (TICsanté) – Le volet financier du programme "Hôpital numérique" reste "en attente d’un arbitrage" gouvernemental, a indiqué Laetitia Messner, qui représentait le ministère de la santé aux Rencontres des acteurs publics, le 3 juillet à Paris.
"En ce qui concerne le volet financement, nous sommes en attente d'un arbitrage du nouveau gouvernement", a déclaré la responsable de la mission des systèmes d'information des acteurs de l'offre de soins (MSIOS), rattaché à la direction générale de l'offre de soins (DGOS).
Laetitia Messner a toutefois souligné que le programme "Hôpital numérique" a déjà "été lancé sur trois de ses quatre volets", à savoir l'organisation de la gouvernance dans le domaine des systèmes d'information hospitaliers, le renforcement des compétences des personnels et la structuration de l'offre industrielle.
Sur le plan financier, elle a émis le souhait "que dans un contexte économique contraint, le levier des systèmes d'information soit considéré comme prioritaire, à sa juste valeur".
Pour l'heure, la situation demeure au même point qu'au mois de mars, quand Annie Podeur, alors directrice de la DGOS, déclarait que "le montant alloué et la répartition entre les agences régionales de santé ne sont pas arbitrés" (
voir dépêche TICsanté du 13 mars 2012).
Il était alors question de vérifier que l'enveloppe de 400 millions d'euros sur cinq ans, annoncée en octobre 2011 par l'ex-secrétaire d'Etat à la santé Nora Berra, était "compatible" avec l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam), dont la progression a été fixée à 2,5% pour 2012.
Or, le ministère de l'économie et des finances a annoncé le 4 juillet une révision à la hausse de l'Ondam pour 2013, à +2,7%, dans le projet de loi de finances rectificative pour 2012, qui doit être examiné par les députés à partir du 16 juillet.
Une partie des fonds ainsi dégagés seront destinés à l'hôpital, a signalé le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac: "si l'Ondam est à 2,7%, c'est justement parce qu'il y a un investissement à faire, en particulier dans le domaine hospitalier"./hm/gb/ar