PARIS, 7 juin 2012 (TICsanté) – Le directeur du groupement de coopération sanitaire (GCS) e-santé Picardie, Christian Huart, a annoncé lors du congrès HIT Paris 2012 que les services de télémédecine de la plateforme régionale Comedie-e (coopération médicale innovante en e-santé, ndr) seront étendus en 2012 à une maison d’arrêt et à des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP).
"La prise en charge des détenus devrait débuter d'ici la fin du premier semestre", a indiqué Christian Huart au cours d'une conférence intitulée "e-santé: ce que veulent les Français".
La maison d'arrêt de Beauvais (Oise), qui devrait prochainement accéder à Comedi-e, a été choisie "pour des questions de facilité en matière d'infrastructure", a-t-il précisé.
La téléconsultation entre les centres hospitaliers de Beauvais et Chaumont-en-Vexin, opérationnelle depuis le 15 décembre 2011, illustre cette disponibilité. La communauté hospitalière de l'Oise ouest (CH2O) avait été désignée pour expérimenter la plateforme de télémédecine dès sa gestation (
voir dépêche TICsanté du 10 novembre 2010)
De plus, l'agence régionale de santé (ARS) avait affiché sa volonté de développer la téléconsultation en milieu carcéral (
voir dépêche TICsanté du 21 avril 2011) avant le lancement d'un appel d'offres pour la plateforme régionale de télémédecine (
voir dépêche TICsanté du 18 juillet 2011).
Par ailleurs, le directeur du GCS e-santé Picardie a évoqué "la mise en place d'ici la fin de l'année de consultations de spécialités avancées dans les maisons de santé pluri-professionnelles".
Des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes sont également demandeurs de ce type de service, a-t-il signalé, sans avancer d'échéance pour leur raccordement à Comedi-e.
"Nous procédons par opportunité, mais nous comptons beaucoup sur les schémas régionaux (...) qui vont être publiés prochainement, pour l'offre de soins, le médico-social et la prévention. C'est aussi par rapport à ces priorités qui vont nous être données que nous allons orienter les déploiements", a-t-il déclaré.
Quelques orientations semblent déjà pressenties. Ainsi, la prise en charge en urgence de l'accident vasculaire cérébral (AVC) par télémédecine: "nous sommes sur un démontrable entre un centre de recours et un service d'urgences. L'objectif est évidemment d'utiliser ce système pour outiller la permanence des soins au niveau régional", a-t-il expliqué.
En outre, l'activité de téléradiologie initiée fin 2011 entre le CHU d'Amiens et le CH de Montdidier (Somme) génère "un flux de 600 actes par mois", a rapporté Christine Boutet-Rixe, directrice médicale du GCS e-santé Picardie.
Le projet est aujourd'hui "bien avancé" et sept autres établissements "doivent être connectés dans l'année", a-t-elle ajouté./gb