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12/03/2010
La fiche Sanoia aux portes de la gloire et en quête de financements pérennes
PARIS, 12 mars (TICsanté) – Le service de fiche santé Sanoia.com, édité par l’Association pour l’information médicale en situation d’urgence (AIMSU), se prépare à accroître sa notoriété, par le biais d’une campagne d’information estivale et d’interventions dans plusieurs congrès d’envergure nationale au printemps.
Sanoia est en passe d’accéder à la célébrité. Depuis moins de deux ans, plus de 11.000 fiches de santé anonymes et gratuites ont été créées. L’Assistance publique–Hôpitaux de Marseille et la mairie de Marseille ne s’y sont pas trompées: à ce propos, elles relaieront cet été une campagne d’information destinée au grand public.

Cette opération est "ciblée pour juin", signale Hervé Servy, président de l’AIMSU, dans un entretien accordé à TICsanté. "On va y aller mollo pendant l’été, puis remettre une couche en septembre", ajoute-t-il.

La campagne visera essentiellement Marseille et son agglomération, mais ses promoteurs escomptent que l’information se propage bien au-delà. "Il y a une grande mobilité des professionnels dans la région. Si on arrose Marseille, on sait qu’on touche aussi Toulon et Nîmes", indique-t-il.

Cette publicité marque un tournant dans la communication de Sanoia. "Dès l’origine, les cibles principales ont été les médecins urgentistes, qui étaient les plus demandeurs de ce type d’outil", rappelle-t-il. Ces praticiens "doivent soigner des gens qui oublient ou ne savent pas signaler leurs traitements ou leurs pathologies. La fiche donne des pistes aux urgentistes, pour leur éviter de prendre des risques", poursuit-il.

Sanoia [du grec sano=santé et agnoia=ignorance, ndlr] est une fiche de synthèse créée à la demande du patient et validée par le soignant. Elle ne comporte aucune information permettant l’identification et n’est accessible qu’en possession des codes du patient. "L’architecture informatique a été validée par la CNIL", précise-t-il.

Il est toutefois possible de modifier le contenu de sa fiche sans l’autorisation d’un professionnel de santé. "Il y a fort peu de patients qui s’inventent un profil médical. On compte sur le patient pour être juge de sa situation. Il y aura peut-être un faible pourcentage de fiches incohérentes ou pas actualisées, mais le résultat est évalué par les médecins eux-mêmes", assure-t-il.

Le professionnel n’a pas besoin de s’authentifier pour accéder à la fiche, mais un système de "validation forte" par la carte de professionnel de santé devrait être disponible en avril, peut-on lire sur le site sanoia.com.

Une application pour téléphone mobile devrait être présentée à la même période, lors du congrès Health 2.0, les 6 et 7 avril à Paris. Sanoia sera alors accessible depuis "plus de 150 modèles de téléphones, en toutes circonstances, même sans connexion Internet, par synchronisation automatique via le réseau téléphonique", annonce-t-il. En cas d’absence de réseau, "la dernière copie chargée restera disponible", complète-t-il.

Cette extension préfigure la stratégie commerciale de Sanoia. La vente de services aux opérateurs téléphoniques, aux éditeurs, aux établissements de santé ou aux assureurs est envisagée pour asseoir l’autonomie financière de la marque. "C’est comme l’open source: le logiciel est gratuit, mais les prestations sont payantes", déclare-t-il.

Le web-service sera ensuite exposé au forum Med-e-tel, à Luxembourg du 14 au 16 avril, au salon HIT, à Paris du 18 au 21 mai et au congrès Urgences 2010 du 2 au 4 juin.

Par ailleurs, la fiche, déjà traduite en anglais et en espagnol, devrait bientôt l’être en allemand et en arabe.

Sanoia a été développé en collaboration avec l’Ecole supérieure d’ingénieurs de Luminy (Bouches-du-Rhône), dont est diplômé Hervé Servy. "On a préféré s’appuyer sur les ressources locales et faire appel à quelques experts freelance sur des sujets très pointus. On connaissait suffisamment le marché pour savoir qu’on n’avait pas besoin d’aller voir un éditeur professionnel", explique celui qui fut aussi directeur marketing de Microsoft pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique.

Le projet a bénéficié du soutien de l’Incubateur national multimédia Belle-de-Mai et de l’agence Pays d’Aix développement. Depuis 2008, le montant des frais juridiques, de développement et d’hébergement atteint 100.000 euros.

Les données de Sanoia sont stockées dans des serveurs dédiés, loués par la société OVH, basée à Roubaix (Nord), pour un montant de 13.000 euros par an./gb/ar
Vos réactions...
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12/03/2010
Sauf qu'à ma connaissance, OVH n'est pas agréé Hébergeur de données de santé personnelles !!!
Guizmo
16/03/2010
Quels sont les hébergeurs agréés par l'ASIP pour héberger des données de santé?
gvergez@hotmail.com
http://www.pmsipilot.com/
Identification
http://www.InterSystems.fr/sante
http://www.ticsante.com/show.php?page=inscription

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