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23/02/2010
Un dossier patient en réseau pour l’insuffisance rénale chronique en Rhône-Alpes
PARIS, 23 février (TICsanté) – Le réseau de Traitement de l’insuffisance rénale chronique en Rhône-Alpes (TIRCEL) organise depuis 2004 un suivi informatisé de la prise en charge coordonnée du patient, sur la base du volontariat et de la gratuité. Les résultats sont encourageants mais la participation des professionnels de santé est un travail au long cours.
L’informatisation du réseau néphrologique rhône-alpin s’appuie sur la Plateforme d’échange entre les professionnels de santé (PEPS), développée par le Système d’information de santé en Rhône-Alpes (SISRA). Le paramétrage de PEPS a permis de créer un logiciel métier dédié à TIRCEL, accessible par Internet.

L’adhésion volontaire du patient est recueillie par son médecin référent. Le patient reçoit ensuite une carte indiquant l’adresse Internet du web-service et son numéro de dossier, qu’il peut utiliser auprès des professionnels de santé membres du réseau. "Le patient habilite les soignants avec sa carte", souligne Sophie Favé, coordinatrice de TIRCEL.

Le professionnel de santé qui souhaite rejoindre le réseau doit justifier d’un numéro ADELI. Il obtient en retour un identifiant et un mot de passe pour se connecter au réseau, ainsi qu’une habilitation de saisie limitée selon sa spécialité. En revanche, le dossier du patient est entièrement visible par tous. "Il n’y a pas de fiche masquée", insiste-t-elle. PEPS-TIRCEL utilise le système d’authentification Sign&Go d’Ilex.

Le dossier du patient comporte sept fiches : administration, consultations médicales, prescription, résultats biologiques, consultations infirmières, consultations diététiques et traitement de suppléance. Un planning de soins personnalisé est calculé automatiquement en fonction du stade de la pathologie. Cette fonction permet de programmer les bilans et les consultations sur douze mois.

Les données recueillies sont cryptées, toutes les modifications sont tracées et l’hébergement est fourni par le CHU de Grenoble, sur des serveurs spécialisés dans le recueil de données médicales.

Certains renseignements peuvent être utilisés lors des journées de formation organisées par TIRCEL, lors d’études de cas. Le réseau a aussi reçu l’agrément de la Haute autorité de santé pour procéder à l’évaluation des pratiques professionnelles.

Ces informations présentent aussi un intérêt statistique à plus petite échelle. "Notre base de données est suffisamment riche pour en tirer des études épidémiologiques", affirme Sophie Favé. Elle cite pour exemple les 14.000 mesures de taux de créatinine compilées par TIRCEL.

La fiabilité de cette ressource repose sur la participation des professionnels de santé. "Il y a parfois des informations manquantes", admet-elle. Certaines catégories de soignants sont plus impliquées que d’autres. "Les paramédicaux y ont trouvé une forme de reconnaissance. Il reste à motiver les généralistes, car c’est un dossier supplémentaire, qui demande forcément du temps. Il faut que le professionnel soit suffisamment convaincu du bienfondé de la démarche", poursuit-elle.

La possibilité de percevoir des dérogations tarifaires est un argument à destination des libéraux. Les médecins et les infirmiers de ville peuvent ainsi se faire rembourser jusqu’à 120 euros par patient et par an, les pharmaciens et les biologistes, jusqu’à 60 euros. "Cette valorisation des actes non remboursés fait partie des outils de motivation", reconnaît-elle.

Le logiciel pourrait bientôt s’enrichir de nouvelles fonctions, comme les échanges de données avec les centres de soins du réseau. "Dès lors que l’établissement acceptera de renseigner le dossier TIRCEL, le professionnel de ville aura connaissance d’une partie du dossier hospitalier. Cela aidera à décloisonner la communication. A moyen terme, nous souhaitons aussi pouvoir partager des données avec d’autres réseaux", annonce-t-elle.

Ces évolutions seront conditionnées au soutien de l’Agence régionale de l’hospitalisation Rhône-Alpes (ARHRA), qui finance PEPS-TIRCEL. "Il y a nécessité d’évoluer pour ne pas figer les dossiers médicaux. C’est un logiciel récent, mis en production début 2008. Il y a eu des évolutions en 2009, que l’ARHRA a prises en charge. Il y en aura aussi en 2010 et il faut que l’ARHRA nous suive", ajoute-t-elle. Le recours à d’autres modes de financement n’est pas prévu.

TIRCEL a été créé en 2001 à l’initiative de Maurice Laville, professeur de néphrologie à l’hôpital Edouard Herriot de Lyon. Douze établissements et près de 500 professionnels de santé adhèrent au réseau. Plus de 1.100 dossiers patients ont été créés à ce jour./gb/ar
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25/02/2010
Je reste perplexe sur le fait que cette application ait été validée et mise en place avec, pour simple sécurité pour les praticiens, un simple login/mot de passe, même si celui-ci est associé à un numéro ADELI. Nous sommes bien loin des recommandations nationales sur l'authentification et l'identification "certaine" (terme utilisé par le Dr Jacques Lucas, vice-président du CNOM )

Philippe MAHUT
Consultant senior
Tel: 09 62 56 96 92
Mobile: 06 15 44 31 28
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