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Bilan à un an de l’IISIST: trois projets concrétisés
PARIS, 22 janvier (TICsanté) – L’Institut International des systèmes d’information de santé et de télémédecine IISIST-Edouard Belin a organisé deux journées portes ouvertes la semaine dernière afin de faire découvrir les innovations aux industriels, mais aussi au grand public. Dans un entretien accordé à TICsanté, Bruno Grossin, directeur du groupement de coopération sanitaire (GCS) Emosist-Fc (Ensemble pour la modernisation des systèmes d'information de santé et le développement de la télémédecine en Franche-Comté) revient sur les temps forts de ces deux journées.
Ces journées ont été l’occasion de présenter les différents projets développés depuis la création de l'IISIST, en octobre 2008, en collaboration avec ses partenaires représentés notamment par Asteel Flash, Biotronik, Covalia, Masanté, Mipih, Orange et Polymedis. Dix projets ont émergé et trois d’entre eux se sont concrétisés, indique Bruno Grossin.
Parmi les trois projets aboutis figure la création d'un logiciel de bonnes pratiques de chimiothérapie, dont l’utilisation s’étend au-delà de la Franche-Comté dans un cadre partenarial, précise-t-il. Un autre projet relatif à la mise en place d’un serveur de rapprochement des identités du patient a également été évoqué pendant ces journées portes ouvertes. Le troisième projet est relatif à la transmission sécurisée de données médicales par fibre optique. D’autres projets ont également été réalisés dans le cadre de l’IISIST, notamment en télémédecine, souligne Bruno Grossin. L’IISIST est un centre de support de recherche et d’expérimentations sur les SIS et de télémédecine. C’est un espace unique en Europe au service de la santé et de l’interopérabilité des SI. C’est un "Environnement Technique d’Expérimentation et de Démonstration (ETED) dédié à la recherche et au développement des SIS" mis à la disposition aussi bien des industriels impliqués dans le secteur de la santé que des professionnels de santé ou des laboratoires de recherche. Co-fondé par l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH) de Franche-Comté, le GCS Emosist-Fc et l’Institut Pierre Vernier (centre d’innovation et de transfert de technologie), l’IISIST représente une vitrine pédagogique et technologique des dernières innovations dans ce domaine, indique un communiqué. L’institut compte à ce jour une vingtaine de partenaires industriels, ainsi que des organismes publics tel que le CNRS. Ces journées portes ouvertes ont rassemblé plus d'une centaine de personnes, souligne Bruno Grossin. Il s’agissait aussi bien d’industriels impliqués dans le secteur de la santé (éditeurs d’applications, constructeurs d’équipements communicants, etc.), de professionnels de santé ou de laboratoires de recherche, que du grand public, indique-t-il. La première journée s’est davantage tournée vers les acteurs du domaine de la santé, qu’il s’agisse d’industriels ou de professionnels, et la seconde a été axée sur le côté "local" et a essentiellement visé le grand public, explique Bruno Grossin. Après une année d’existence, les acteurs se disent dans l’ensemble satisfaits, rapporte le directeur du GCS Emosist-Fc. Selon lui, il y a une certaine unanimité sur l’importance d’avoir un espace 'neutre' dans lequel les acteurs-partenaires peuvent facilement travailler, développer et déployer des solutions. Le bilan établit par les industriels non francs-comtois est globalement positif, note-t-il. Ils estiment que l’IISIST donne un "cadre d’ajustement de leur produit par rapport à des thématiques bien précises et leur permet notamment de mieux appréhender le domaine de la santé en ouvrant des perspectives". Pour d'autres, l’institut leur permet de positionner leur stratégie de développement de leur produit en organisant des réunions. L’année 2010 devrait être consacrée à la recherche de financements et au suivi des projets de manière plus précise. Jusqu’à présent, ce sont les sociétés inscrites dans la démarche de l’IISIST qui apportaient leurs contributions. La création d’un tel institut a pour principal intérêt de "permettre aux industriels de tester et développer leurs équipements et applications dans un véritable laboratoire simulant au plus près l’environnement complexe de la santé". Les enjeux consistent à "tester des évolutions technologiques dans un environnement global", "évaluer et calculer l’impact de ces évolutions dans l’environnement complexe du secteur de la santé", mais aussi "favoriser l’interopérabilité des SI de la santé"./eg/vr |
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