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Le premier LAP en médecine ambulatoire certifié
PARIS, 13 janvier (TICsanté) – Le logiciel d’aide à la prescription (LAP) en médecine ambulatoire "Almapro 2.10", édité par l’association Alma, a obtenu sa certification en novembre dernier selon le référentiel établi par la Haute Autorité de Santé (HAS) et publié en juin 2008. Ce logiciel médical associatif devient ainsi le premier LAP en médecine ambulatoire certifié.
La HAS a annoncé, dans un communiqué début décembre, la première certification d’un LAP en médecine ambulatoire. Sur la base du référentiel établi par la HAS, l’organisme certificateur SGS (accrédité par le Comité français d’accréditation –Cofrac) a, en effet, attribué le 6 novembre dernier la certification au logiciel AlmaPro pour ses fonctionnalités d’aide à la prescription. Ce certificat est attribué pour une période de trois ans et sous réserve de la publication d’un nouveau référentiel de la HAS.
Créé en 2003, le logiciel AlmaPro utilise la première base de données sur les médicaments (Bdm) agréée par la HAS en octobre 2008: la Banque Claude Bernard (Resip, groupe Cegedim). AlmaPro est "un outil simple et extrêmement performant (...), qui comprend des outils de saisie et assure une sécurité et une traçabilité des informations", précise l’association sur le site internet de l'outil. Particularité de ce logiciel: il est mis à la disposition des membres de l’association (entre 300 et 350), indique le Dr Christian Mallemont, président d'Alma à TICsanté. Le montant d'adhésion à l'association s'élève à 300 euros pour la première année. Le tarif de la cotisation annuelle est décidé par le conseil d’administration (CA) de l’association et varie ensuite chaque année en fonction du nombre d’adhérents et des prévisions de développement. Pour 2010, il s’élève à 200 euros par médecin en cabinet, informe-t-il. AlmaPro évolue au gré des besoins et demandes des membres utilisateurs qui sont recueillis par les membres du CA et de la commission technique, triés et validés puis soumis à la société Consulog en charge du développement et des mises à jour, indique le président d'Alma. La certification des LAP est prévue par le Code de la sécurité sociale et évoquée dans la loi de 2004. Elle doit répondre à plusieurs objectifs: la qualité et la sécurité de la prescription, la facilitation de la pratique, la possibilité de prescrire au meilleur coût et à qualité égale, ainsi que la possibilité de prescrire en dénomination commune internationale (DCI). Les logiciels certifiés par la HAS donnent aux médecins utilisateurs la possibilité de prescrire aussi bien en DCI qu'en nom de spécialité, précise la HAS dans un communiqué. Avec l’obtention de cette certification, le pari est largement gagné, estime l’association. "Nous avons démontré qu’il était possible de concevoir et réaliser un logiciel de gestion de cabinet médical avec les mêmes qualités que ses concurrents commerciaux, en s’appuyant sur une réflexion collective des médecins utilisateurs. Le résultat est à la hauteur de nos exigences", se félicite le Dr Christian Mallemont sur le site internet d'AlmaPro. En outre, "nous sommes les seuls à permettre une prescription totale en dénomination commune (DC)" et "nous sommes les premiers à avoir intégré l’affichage du service médical rendu (SMR) et de l’amélioration du service médical rendu (ASMR), lors du choix des médicaments (par nom commercial ou DCI)", précise-t-il. "C’est une grande satisfaction d’avoir réussi avec nos faibles moyens à réunir ce que beaucoup d’autres n’avaient pas", a-t-il reconnu auprès de TICsanté. D’autres éditeurs de LAP en médecine ambulatoire font actuellement évoluer leurs logiciels, afin de postuler à cette certification dans les prochains mois, indique la HAS dans un communiqué. Une procédure de certification pour les logiciels de prescription en milieu hospitalier est, par ailleurs, en cours d’élaboration avec pour objectif de publier le référentiel au deuxième semestre 2010, informe la HAS. Lors des deuxièmes rencontres de cette dernière, (en décembre 2008), Hervé Nabarette, chef de service qualité de l’information médicale, avait annoncé que la certification devrait être opérationnelle à l'hôpital au premier semestre 2010, soulignant que cette mesure était toutefois plus compliquée à mettre en place à l'hôpital, en raison des connectivités entre les modules et du périmètre. Le Dr Mallemont estime pour finir qu'il serait logique que les médecins utilisant des LAP certifiés puissent bénéficier d’un avantage qui pourrait se traduire par un versement financier. C’est le cas en Belgique où les médecins touchent 750 euros pour l'utilisation de logiciels agréés./eg/ar |
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