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23/10/2009
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2010: une année pleine d'espoirs pour la téléradiologie...
PARIS, 23 octobre (TICsanté) - Jean-Yves Robin, directeur de l’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip), a fait le point sur les initiatives de téléradiologie existantes en région et évoqué les perspectives envisagées, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion des Journées françaises de radiologie (JFR), qui se sont tenues jusqu'au 20 octobre à Paris.
Une des missions de l’Asip est de coordonner le déploiement des systèmes de téléradiologie sur le territoire, afin d'améliorer la précocité des diagnostics en urgence des accidents vasculaires cérébraux (AVC), en concertation avec la Mission pour l’informatisation du système de santé (Miss), la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos) et l’Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap), rappelle Jean-Yves Robin.

La démarche entreprise par l’Asip a alors consisté, au cours du 1er semestre 2009, à réaliser un état des lieux des initiatives de téléradiologie existantes. Dans cette optique, un questionnaire a été adressé à l’ensemble des Agences Régionales de l'Hospitalisation (ARH) et des visites en région ont eu lieu, permettant à l’agence de rencontrer plus de 80 acteurs sur le terrain (des radiologues et des cliniciens, des représentants SI, des représentants ARH...), rapporte-t-il.

"Nous avons constaté qu'il existe une multiplicité d’initiatives de téléradiologie sur le territoire. Elles sont le plus souvent locales et dispersées car, en l'absence de pilotage national, les professionnels de santé se sont souvent saisis du sujet", explique-t-il. En outre, "les organisations sont peu formalisées, les projets sont très centrés 'métiers' et les solutions techniques très hétérogènes", précise-t-il. Globalement, les expériences sont assez riches mais ne peuvent, en termes de généralisation, être étendues en l’état car cela poserait des problèmes d’organisation et de modèle économique, mentionne le directeur de l’Asip.

Par ailleurs, l’Asip a constaté une variété de domaines d’application autour du partage d’images. Les principaux identifiés étant la prise en charge des urgences neurochirurgicales; la prise en charge des AVC; le télédiagnostic et la téléexpertise en radiologie, ainsi que des applications émergentes en cancérologie et en cardiologie, énumère Jean-Yves Robin.

A la suite de cet état des lieux, l'Asip formule quelques recommandations qui visent à "éviter la multiplication d’initiatives trop hétérogènes et dont on n’arriverait pas à résoudre ensuite les problématiques trop spécifiques (de pérennité industrielle, d'interopérabilité...)", signale-t-il. "Nous ne souhaitons pas reproduire sur ces dispositifs de téléimagerie ce que l’on a pu voir par exemple sur les réseaux de santé, avec une multiplication de solutions très hétérogènes et très complexes à intégrer ou à stabiliser", souligne-t-il. Il s’agit par ailleurs de faire émerger quelques projets pilotes forts en région autour de solutions industrielles pérennes, poursuit-il.

L’Asip recommande l’élaboration d’un "cadre national d’exigences fonctionnelles et techniques, de façon concertée avec les différents acteurs, et sa déclinaison de façon opérationnelle dans des projets pilotes en région avant généralisation". Ce cadre doit répondre aux besoins métiers et intégrer les référentiels nationaux, précise un communiqué. "Il faut derrière ces éléments techniques définir un cadre d'exercice de la télémédecine", préconise pour sa part Jean-Yves Robin. Le développement des systèmes de télétransmission d'images devra, en effet, s’appuyer sur un cadre juridique clarifié et s’inscrire dans un modèle économique, considère l'Asip.

L'année 2010 pourrait être "l'année tant attendue" du développement de systèmes de téléimagerie car le cadre fonctionnel et technique est globalement réalisé, même si l’on manque d’industrialisation sur les solutions (...), et qu'il persiste des problématiques d'interopérabilité, ainsi que des questions de sécurité à régler, révèle le directeur de l'Asip. De plus, la loi portant réforme de l'Hôpital et relative aux Patients, à la Santé et aux Territoires (HPST) offre un cadre juridique à la télémedecine et le décret d'application, actuellement en préparation, doit clarifier différentes modalités, rappelle-t-il. Les projets pilotes devraient démarrer au cours du 1er semestre 2010.

La dispersion actuelle des initiatives devra progressivement converger vers une approche régionale structurée, basée sur une analyse des besoins des territoires, recommande-t-il. Selon lui, les projets de télémédecine autour du partage des images devront également être intégrés aux espaces numériques régionaux de santé (ENRS).

Certaines régions prennent d'ores et déjà en compte le sujet de l’organisation ou de la réorganisation de la permanence radiologique, avant le sujet du SI, ce qui est un excellent signe de maturité, se réjouit-il. "Inscrire ces systèmes de téléradiologie dans la permanence des soins est un gage de pérennité", résume-t-il./eg/ajr
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