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TIC en Aquitaine: des liens resserrés entre pharmacies de ville et de l'hôpital
MONT-DE-MARSAN, 12 janvier (TICsanté) - Le GIE TéléSanté Aquitaine a mis au point une plateforme régionale de services e-santé à la fois pour les professionnels et les usagers de la région. Une structure qui a permis au CH Layné de Mont-de-Marsan (Landes) de développer des échanges entre la pharmacie de l'hôpital et les pharmacies d'officine. Le point avec Marie-Pierre Bréchet, responsable de la pharmacie du CH.
Dans le cadre de la rétrocession médicamenteuse, le CH de Mont-de-Marsan s'est posé la question de la transmission et de l'échange des informations relatives aux patients entre la pharmacie de l'hôpital et les pharmacies d'officine. Le GIE TéléSanté Aquitaine a trouvé la réponse en créant une plateforme régionale de services e-santé. Une structure qui a pour objectif de décloisonner ces deux mondes, dans l'intérêt du patient.
Le CH Layné de Mont-de-Marsan en a profité pour développer, sous l'impulsion de Marie-Pierre Bréchet, des échanges entre la pharmacie de l'hôpital et les pharmacies d'officine, par le biais de la messagerie sécurisée mise à disposition par TSA. Sur un plan technique, cette messagerie permet au CH de transmettre rapidement les prescriptions des médicaments vers la pharmacie du patient. Son accès est sécurisé et autorisé sur présentation de la CPS. Le dispositif vient de s'enrichir avec la mise en place d'une communication à double sens. "C'est une véritable avancée qui permet désormais la transmission d'informations depuis les officines vers l'hôpital, ce qui est fort utile lorsque le patient doit être hospitalisé, pour son suivi et l'optimisation de son traitement", explique Marie-Pierre Bréchet. Une vingtaine d'officines ont d'ores et déjà intégré ce "réseau" et les médecins libéraux commencent à s'y intéresser. "La communication est nécessaire entre la ville et l'hôpital afin d'éviter tout risque iatrogène", souligne la pharmacienne. Le retour patient est très positif. "Les patients comprennent rapidement les intérêts et les enjeux de cette structure", renchérit Marie-Pierre Bréchet. Les réticences proviennent davantage des professionnels de santé. Ces derniers sont parfois méfiants à l'idée d'utiliser une messagerie comme outil. Bien que la plateforme présente des intérêts indéniables, "les mentalités sont parfois difficiles à faire évoluer", estime-t-elle. L'installation a été prise entièrement en charge par GIE TSA et la formation à ce nouvel outil s'est faite par téléphone. En termes d'équipement, le système nécessite uniquement des CPS, indispensables à la sécurisation de l'accès, et un lecteur. Par ailleurs, la plateforme a entièrement été financée par l'ARH. Un tel dispositif comporte tout de même des limites. "Cette plateforme fonctionne car les patients que nous recevons se rendent toujours dans la même pharmacie. Cette fidélité facilite ainsi notre marge de main d'oeuvre. Je ne suis pas sûre, en revanche, que notre système puisse fonctionner dans une région plus citadine", fait observer Marie-Pierre Bréchet. Quant au projet de l'informatisation totale du dossier médical du patient, celui-ci devrait s'achever fin 2009. Les prescriptions ne sont aujourd'hui informatisées que pour la moitié des services, ce qui ne permet bien évidemment pas une totale sécurisation, signale la pharmacienne. La plateforme régionale de services e-santé doit également se développer prochainement aux CH d'Oloron et de Pau (Pyrénées-Atlantiques)./eg/ajr |
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