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19/10/2009
L’importance du couple "médecin-infirmier"
PARIS, 19 octobre (TICsanté) – Il faut recentrer notre réflexion sur le couple "médecin-infirmier" a déclaré Philippe Tisserand, président de la Fédération nationale des infirmiers (FNI), lors d’un débat mené à l’occasion des Assises de la nouvelle gouvernance des TIC santé, qui se sont tenues la semaine dernière à Paris.
"Nous avons mené au sein de notre fédération une réflexion sur le développement des TIC dans la santé, dans l’objectif de relever un défi de taille", indique Philippe Tisserand.

Ce défi, selon lui, c’est celui des 20 prochaines années. Il concerne le suivi et le traitement de la chronicité. En effet, plus d’un indicateur montre que les maladies chroniques vont exploser, relève-t-il en ajoutant: "nous sommes actuellement au coeur d’un virage ambulatoire largement amorcé".

La France dispose d’un réseau de professionnels libéraux qui sont capables (mais au prix de quels efforts et de quels risques) de prendre en charge "sans anticipation et sans information" des patients qui sortent de l’hôpital, avec parfois des traitements complexes, des chimiothérapies en cours, tout en n'ayant qu’une prescription d’acte.

"Nous sommes donc dans une grande déserrance", estime-t-il. "Nos attentes sont de nature à décloisonner le système et à partager les informations, en particulier dans les transferts 'ville-hôpital-ville'. L’outil essentiel étant, à notre sens, le DMP", mentionne-t-il.

En outre, une réflexion doit porter sur le couple "médecin-infirmier", suggère le président de la FNI. Il y a une tendance en France à "tout noyer dans une grande interprofessionnalité" mais il faut rompre avec cette dynamique et recentrer le discours de la réflexion sur le couple "médecin-infirmier", ajoute-t-il.

Concernant le DMP, il faut absolument intégrer un recueil continu des observations cliniques, quel que soit le lieu où se trouve le patient dans le parcours de soins, afin que l’entrée et la sortie de l’hôpital ne soient pas une crise, considère-t-il. "Pourtant, cela ne semble pas gagné", observe-t-il.

Le Dr Jacques Lucas est également intervenu au cours de ce débat et a rappelé toute l’importance aujourd’hui à "démontrer que les TIC sont bénéfiques pour la prise en charge médicale et médico-sociale à partir d’exemples concrets". Et d’ajouter: "les professionnels de santé doivent être convaincus que les TIC améliorent leurs pratiques médicales". Dans cette optique, il faut commencer par des applications "simples et accessibles" au plus grand nombre et hiérarchiser les développements avec différents axes: le décloisonnement ville-hôpital; la coopération entre professionnels de santé sur un territoire et le développement de la télémédecine et de la télésanté./eg/ajr
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19/10/2009
Que du bonheur... j'ai eu la chance d'assister a cette conférence fort intéressante et notamment apprécier l'expérience scandinave, laissant l'initiative aux soignants pratiquants et prescripteurs (binôme infirmier-médecin et autres soignants) d'établir un cahier des charges exhaustif.
Il est grand temps...
Récemment, lors d'une conférence, j'exprimais la possibilité qu'une sonde urinaire écrive d'elle-même dans le dossier du patient... On considèrera sans doute le soignant de terrain que je suis comme un doux rêveur (l'un des 510.000 du troupeau?). Pourtant, à l'issue de mon exposé, un "spectateur" vint me voir en me faisant part du fait que cette sonde etait en cours de développement. Certes, elle est moins intelligente et moins subtile que ce que je souhaite, mais c'est un bon début. Grâce à une école d'ingénieur prestigieuse, elle est en passe de devenir réalité (une sonde Urinaire: modeste détail du puzzle, Puzzle Global comme dirait une éminente spécialiste made USA). Je suis soignant pratiquant (non prescripteur), en quasiment 20 ans d'expérience (infirmier un peu plus tous les jours), je pense avoir assez bien fait le tour de la question, j'ai la chance d'avoir rencontré des gens qui m'ont donné ma chance. J'ai décrit des systèmes d'informations de santé pervasifs (en temps réel, on s'en doute). J'espère vivement que notre pays comprendra les enjeux: les systèmes d'informations de santé représentent la meilleure défense contre les erreurs iatrogéniques, la réduction du "Burn-Out" des soignants et le glissement des tâches.

En temps réel aussi, ces SIS sont bien évidemment capables de lier facturation, épidémiologie, traçabilité des matériels et des actes, etc... Sans besoin de formation des personnels, sinon à quoi bon ?

Pour reprendre les mots du "IN" et "OUT" de Madame ALAJOUANINE lors de cette conférence...
Je dirai même que soigner "in" et "out" (mis à part les actes "lourds") se fera de la même façon: mais dans quel pays ? France, Canada, USA, Chine ? On me suggérait un voyage en Corée...
Bien à vous
jean-marc.pocard@wanadoo.fr
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