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19/10/2009
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L’offre industrielle manque encore de maturité
PARIS, 19 octobre (TICsanté) - Il persiste actuellement un problème d’immaturité de l’offre industrielle, a pointé Germain Zimmerlé, directeur des systèmes d’information (DSI) au CHU de Strasbourg et président du Club des DSIO hospitaliers, lors des Assises de la nouvelle gouvernance des TIC santé, la semaine dernière à Paris.
Les attentes des hospitaliers face aux technologies de l’information et de la communication (TIC) dans la santé sont nombreuses, rappelle Germain Zimmerlé. En effet, les technologies doivent concourir à une meilleur prise en charge du patient et permettre une optimisation des échanges d’informations avec le SI. A cette fin, les SIH doivent être solides, estime-t-il.

Depuis 4-5 ans, de nombreux CHU voire des CH se sont engagés dans l’informatisation de la production de soins. C’est "long, lourd" et nombreux sont ceux qui "rencontrent des difficultés pour mettre en place cette informatisation de la production de soins", constate-t-il. Une situation qui peut s’expliquer par la faiblesse de la maîtrise d’ouvrage. En outre, "nous sommes encore face à un certain nombre de solutions qui manquent de maturité", souligne Germain Zimmerlé.

Selon lui, il est indispensable que soit effectué un travail collaboratif entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’oeuvre. De plus, il existe un besoin de compétences à la fois fonctionnelles globales et techniques larges, indique-t-il. Et d'ajouter la nécessité d'avoir des "architectes des SI" dans les établissements de santé, c’est à dire des personnes pouvant gérer, organiser et suivre l’évolution de ce "mille-feuilles" qu’est le SI. Par ailleurs, il faut mettre en oeuvre des SIH robustes sur le plan sémantique comme sur le plan applicatif. Les solutions doivent donc être matures et interopérables, préconise-t-il.

Cette immaturité de l’offre industrielle n’est cependant pas spécifique au monde de la santé mais est également applicable à d’autres secteurs, souligne le DSI. "Il faut donc qu’ensemble, nous progressions", observe-t-il.

Lorsqu’un fournisseur demande l’arrêt du système de réanimation pendant plus de 48 heures, afin de changer de version, ou réclame aux DSI de mettre en place des plateformes de validation et de développement du logiciel, "c’est inquiétant", considère Germain Zimmerlé.

L’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip) peut aider sur les problématiques d’interopérabilité (...), mais il faut également militer pour qu’il y ait chez les fournisseurs de véritables usines de production de logiciels, estime-t-il. "Aujourd’hui il n’y en n’a pas, ce qui constitue un frein", conclut-il./eg
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