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Asip-Anap: un travail en partenariat
PARIS, 16 octobre (TICsanté) – Il est impératif pour l’Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) et l'Agence des systèmes d'information partagés de santé (Asip) de travailler de concert, a indiqué Christian Anastasy, directeur préfigurateur de l’Anap, en introduction des Assises de la nouvelle Gouvernance des TIC Santé, qui se sont tenues mercredi à Paris.
Conformément aux missions qui leur ont été confiées, l’Asip conçoit les systèmes et l’Anap est chargée de les porter auprès des établissements, rappelle Christian Anastasy. Il est donc nécessaire pour les deux agences d’avancer dans la concertation, c’est un élément qui est essentiel, ajoute-t-il. "Nous sommes d’ailleurs en train de définir une charte de bonne conduite. Nous réussirons ensemble où nous ne réussirons pas", a-t-il d’ailleurs déclaré en indiquant que ce partenariat entre les deux agences se construisait en lien avec d’autres acteurs, tels que la mission pour l’informatisation du système de santé (Miss), la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos).
L’Anap a pour principale mission d’accompagner les établissements de santé pour déployer des SI qui soient les plus pertinents et les plus opérationnels, conçus en termes d’interopérabilité et de normes par l’Asip, rappelle-t-il en annonçant qu’il restait à l’agence "quelques petits détails" à régler avant sa création prévue dans une semaine. L’Anap fédère la Mission pour l'appui à l'investissement national hospitalier (Mainh), la Mission d'expertise et d'audit hospitaliers (Meah) et le Groupement pour la modernisation des systèmes d'information hospitaliers (GMSIH). L’Anap, qui est impliquée en tant qu’opérateur dans l’analyse des projets dans le cadre du plan Hôpital 2012, a fait 3 constats sur la base de l’examen des projets, révèle Christian Anastasy. En effet, il a été tout d’abord observé qu’il y a un manque global de connaissance des enjeux et d’appréciation entre la stratégie de l’établissement et la stratégie SI. "Tout se passe comme si la stratégie de l’établissement était quelque chose de ‘noble’, relevant du conseil exécutif et que les technologies de l’information étaient une ‘chose de techniciens’ à confier à un DSI", explique-t-il. Concernant la conduite de projets dans le cadre du plan Hôpital 2012, l’Anap a remarqué que les directions (directeur, général, conseil exécutif…) ne sont en général pas présentes dans les comités de projet. Les seules personnes présentes au plus haut niveau sont les DSI. Il y a une véritable cassure entre la stratégie d’établissement et la stratégie SI, souligne-t-il. Il faut donc agir à partir de ce constat pour faire en sorte que les technologies SI, qui n’apparaissent pas comme un élément structurant important dans la stratégie de l’établissement, le deviennent, déclare-t-il. "Notre action doit s’orienter vers la correction de ces constats. Des efforts sont donc à mener et nous envisageons, pour accompagner le déploiement des SI, de mettre en place des programmes de coaching et de lancer une action en direction des chefs de pôle sur la prise en compte des problématiques des SI. Il y a un effort de compréhension des enjeux à faire", souligne Christian Anastasy. En outre, il y a de manière récurrente une véritable difficulté à cerner les objectifs qui apparaissent dans les projets. Il y a souvent une profusion d’objectifs qui sont contradictoires et non hiérarchisés, mentionne-t-il. "Il faut pourtant avoir dès le départ une idée de ce que l’on veut, savoir notamment combien ce projet va coûter ou quel retour sur investissement (ROI) est recherché", cite-t-il. Enfin, selon des statistiques réalisées en interne, il est intéressant de voir que généralement sur le nombre de projets qui ont été lancés dans le cadre de la 1ère tranche du plan Hôpital 2012 ou du plan Hôpital 2007, la plupart dérogent en termes de financement mais n’aboutissent pas forcément aux objectifs qui ont été affichés. Autre cas de figure : par manque d’implication du directeur général et des membres du conseil exécutif, le projet s’arrête au bout d’un an et demi. Les problématiques des SI doivent être intégrées au plus haut niveau et non sous-traitées aux techniciens, affirme-t-il. Cela doit apparaître comme un élément constitutif de la stratégie. Compte tenu de ces différents constats, nous orientons nos actions, informe-t-il. "Il faut que l’on soit pratique, exigeant et que l’on accompagne les établissements", estime-t-il. Il ne faut pas juste donner des subventions mais probablement accompagner les établissements, mettre en place des actions de tutorat, sensibiliser les acteurs par des actions de formation et de coaching, suggère-t-il. "Nous avons pour idée de mettre en place des actions d’accompagnement sur quelques pilotes (4-5), en lien avec l’Asip, afin de ne pas laisser les acteurs seuls face à des enjeux qui sont complexes à cerner et difficiles à expliquer", informe-t-il. Il faut que nous arrivions à créer le lien qui aujourd’hui n’existe pas entre le SI et la dimension managériale et stratégique des établissements, conclut-il./eg/ajr |
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