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Trois nouveaux DPP en Pays de la Loire
PARIS, 9 mars (TICsanté) – Trois réseaux de soins spécialisés en toxicomanie et en soins palliatifs ont adopté récemment le dossier patient partagé (DPP) élaboré par le Groupement d’intérêt économique (GIE) télésanté Pays de la Loire.
Le réseau toxicomanie de la région nantaise (RTRN, Loire-Atlantique), le réseau saumurois de soins palliatifs (Maine-et-Loire) et Ariane 72 (Sarthe) ont lancé leurs DPP ces dernières semaines. Sept dossiers de ce type sont désormais opérationnels en Pays de la Loire.
Le RTRN, qui a précédé de peu ses homologues, a déjà distribué leurs paires d’identifiants et de mots de passe à 48 utilisateurs pressentis du DPP. Et 80 autres recevront leurs codes durant le mois de mars. Des degrés d’accès différenciés restreignent l’accès au dossier, selon la profession. "Les codes d’accès sont individuels, cela nous permet de savoir qui a renseigné le dossier et à quel moment", indique Jean-Yves Guillet, coordinateur du RTRN, dans un entretien accordé à TICsanté. Aucun DPP n’avait été renseigné à cette date. "Ca peut démarrer d’un jour à l’autre", prévient-il. L’objectif du réseau est de créer "80 à 100 dossiers d’ici la fin de l’année", annonce-t-il. Le DPP contient 104 items, répartis dans cinq onglets. "Il faut environ vingt minutes pour remplir le dossier", estime-t-il. RTRN prévoit d’indemniser les professionnels à hauteur de 40 euros par dossier et par an, sous réserve de la validation du fichier par l’administrateur. "On leur demande de remplir la fiche convenablement, c’est-à-dire d’y faire figurer les informations essentielles et de l’actualiser tous les six mois environ", précise-t-il. Certaines données sont automatiquement compilées dans une fiche de synthèse, destinée à alimenter l’Observatoire de la pharmacodépendance en médecine ambulatoire (OPMA), fondé par le réseau des Centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance (CEIP). "En leur offrant notre file active, on leur amène des fiches. En retour, ils font une analyse statistique de notre cohorte, qu’on pourra comparer à la cohorte nationale", explique-t-il. Deux autres réseaux d’addictologie de la région, situés au Mans (Sarthe) et en banlieue d’Angers (Maine-et-Loire) ont vocation à intégrer le DPP existant "à moyen terme, d’ici un an ou deux", prédit le coordinateur du RTRN. Cette perspective est "envisageable" à certaines conditions, tempère de son côté Olivier Orieux, directeur du GIE télésanté Pays de la Loire, joint par TICsanté. "La création d’un réseau régional" serait un préalable souhaitable, à moins d’instaurer "une gestion fine des droits" limitant l’accès au DPP selon le réseau d’appartenance. A défaut, il sera toujours possible de "dupliquer le modèle initial. L’idée, c’est que les autres réseaux ne partent pas de zéro", ajoute-t-il. La mutualisation des ressources informatiques a toutefois ses limites, puisqu’il n’est pas possible de rapprocher les DPP de réseaux distincts. "Il n’existe pas de lien entre les différents dossiers", confirme-t-il. Un huitième dossier devrait être créé pour le réseau Douleur Sarthe "avant l’été", annonce le directeur du GIE télésanté. Mais aucun autre projet de DPP n’est en cours. "En termes de candidature, on n’a pas reçu grand chose", reconnaît-il. Selon lui, l’évolution du cadre réglementaire réfrènerait la volonté des réseaux, préoccupés par la continuité de leurs financements. Le DPP est mis à disposition par le GIE, qui assume le coût de la mise en place, soit 6.000 euros par réseau. En contrepartie, le réseau ne bénéficie plus de l’aide de la Mission régionale de santé relative au système d’information. Chaque réseau peut également demander à bénéficier, sans frais supplémentaire, d’un espace de travail collaboratif et de la messagerie sécurisée du GIE. Ces outils informatiques font l’objet d’un marché entre le GIE et le Syndicat interhospitalier de Bretagne (SIB), renouvelé fin 2008 pour une durée de trois ans et un montant de 340.000 euros. Le générateur de DPP a été développé en interne par le SIB, qui a fait appel à Ilex pour le logiciel d’identification unique et à Enovacom pour la messagerie sécurisée./gb/ar |
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