Les ARS ont financé 344 projets de télémédecine en 2017

PARIS, 28 novembre 2018 (TICsanté) - Les agences régionales de santé (ARS) ont en 2017 dépensé 22,76 millions d'euros pour 344 projets de télémédecine, au titre du fonds d'intervention régional (FIR), selon un bilan du fonds publié le 19 novembre.

Selon ce bilan, issu du rapport d'activité 2017 du FIR, les ARS ont ainsi dépensé 2,5 M€ (11%) de plus qu'en 2016 pour les projets de télémédecine (206 projets en 2016).

"Cette dynamique de dépenses est conforme aux orientations du plan d'égal accès aux soins qui fait du déploiement de la télémédecine sa priorité n°2. A ces projets s'ajoutent, pour 2017, et avant l'entrée dans le droit commun de la téléconsultation et de la télé-expertise, les dépenses relatives au programme Etapes [expérimentations de télémédecine pour l'amélioration des parcours en santé] qui couvrent les actes de téléconsultation, de télé-expertise et le forfait financement des structures donnant accès à des téléconsultations", précise le rapport d'activité.

Il ajoute que les ARS ont financé ce programme avec plus de 1,36 M€ de dépenses via le FIR "protégé".

Hors programme Etapes, on note que la Nouvelle-Aquitaine réunit à elle seule près du tiers des projets de télémédecine financés en 2017 à l'échelle nationale (104 projets). Viennent ensuite les régions Normandie (54 projets financés) et Grand Est (37).

En termes de dépenses allouées aux projets, la Normandie se distingue avec près de 3,5 millions d'euros fléchés vers la télémédecine, devant les Hauts-de-France (3,2 millions) et la Bourgogne-Franche-Comté (2,7 millions).

Types d'acteurs impliqués dans les projets financés

Sur les 344 projets déclarés, près d'un tiers concerne le secteur hôpital-médico-social (26%).

Les établissements de santé "sont également très présents en partenariat avec les acteurs des secteurs 'ville' associés au 'médico-social' (24%)".

Le secteur hospitalier seul concerne 23% des projets. "La baisse est prononcée par rapport aux années précédentes (36% en 2015 et 33% en 2016) et l'augmentation du nombre de partenariats depuis trois ans illustre un renforcement des liens entre l'hôpital, la ville et le médico-social", commente le rapport.

Types de prise en charge financés

En 2017, 48% des projets ont un axe "pathologies", ce qui "correspond sensiblement aux données de 2016 avec, tout de même, des évolutions au sein des groupes de pathologies".

Types de prise en charge financés en 2017

Ainsi, les projets relatifs à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) représentaient 12% des projets en 2015, 6% en 2016 et 3% en 2017.

Les projets concernant le diabète ont représenté 2% en 2017, contre 8% en 2016. En revanche, l'année 2017 "a connu un développement important des projets relatifs aux plaies chroniques avec 17%", contre 5% et 3% respectivement en 2015 et 2016.

Les 52% "autres" ont un axe par "population" du fait de la diversité des pathologies concernées. Cette proportion est comparable à celle des années 2015 et 2016. Les populations de patients les plus représentées sont les personnes âgées (principalement en dermatologie et soins palliatifs avec 35% des projets), ainsi que les personnes handicapées (un peu moins de 15% des projets).

Concernant la nature des dépenses, le rapport relève une hausse importante des dépenses d'équipement (43%, contre 22% en 2016) et une baisse de celles touchant aux systèmes d'information (SI; 13% contre 23% en 2016).

Parmi les "autres" postes de dépenses, celles d'investissement (25%) et relatives au temps infirmier, à la gestion des alertes (9%) "se démarquent alors que les autres thématiques présentent une ventilation relativement stable (fonctionnement, activité médicale, infrastructures,... entre 12% et 16%). Cette catégorie est passée de 30% en 2016 à 20% en 2017", pointe le rapport.

Rapport d'activité du FIR 2017

/vg/mlb/rm/ab