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11/01/2018   Envoyer par mail Imprimer   1 commentaire
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Le recours à l'impression 3D se confirme dans les établissements de santé

PARIS, 11 janvier 2018 (TICsanté) - Une étude publiée le 23 décembre 2017 dans les Annales pharmaceutiques françaises et réalisée par six chercheurs issus du service pharmacie de l'Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP, Paris) et du groupe de recherche et d'accueil en droit et économie de santé (Grades) de la faculté de pharmacie de l'université Paris-Sud, décrypte le recours à l'impression 3D dans les établissements de santé en France.

Alors que l'impression 3D se développe et occupe progressivement une place de plus en plus importante dans les établissements de santé français, les six chercheurs se sont efforcés de mesurer son impact dans la production de dispositifs médicaux (DM) et modèles anatomiques au sein des hôpitaux, cliniques et pharmacies à usage intérieur (PUI), c'est-à-dire qui exercent leur activité au sein d'un établissement de santé ou médico-social.

Dans le cadre de cette enquête, les chercheurs ont ainsi interrogé des professionnels de santé dans des établissements équipés d'imprimantes 3D mais aussi des professionnels d'établissements faisant appel à des prestataires extérieurs pour bénéficier de cette technologie.

Les pharmaciens responsables des DM dans les pharmacies à usage intérieur ont également été sollicités "car ils possèdent une vision d'ensemble sur les pratiques chirurgicales de leur établissement et disposent d'informations sur les DM commandés aux fabricants", précisent les chercheurs.

L'enquête -qui s'est déroulée entre janvier et mars 2017- a été réalisée auprès de 78 établissements de santé: 47 ont déclaré avoir recours à l'impression 3D et 8 sont même équipés d'imprimantes 3D.

Au total, 38 pharmaciens et 33 chirurgiens ont été entendus, dans 38 établissements publics (majoritairement des CHR ou CHRU), 7 établissements privés à but non lucratif et 2 établissements privés à but lucratif.

Les 7 spécialités chirurgicales adeptes de l'impression 3D

Si, de façon générale, l'impression 3D prend ses quartiers dans les hôpitaux et cliniques, l'étude révèle que 7 spécialités chirurgicales y recourent plus que les autres.

Pour rappel, la technologie de l'impression 3D repose sur la conception d'un objet "couche sur couche" et permet, en chirurgie, de réaliser des modèles anatomiques précis, des guides chirurgicaux et des implants sur mesure "grâce aux données issues de l'imagerie médicale", indique l'étude.

De ce fait, les chirurgies qui requièrent une grande précision, usent davantage de l'impression 3D:

  • La chirurgie orthopédique
  • La chirurgie maxillo-faciale
  • La chirurgie plastique reconstructrice
  • La chirurgie ORL
  • La neurochirurgie
  • La chirurgie cardiaque
  • La chirurgie urologique

Parmi ces sept spécialités, l'étude révèle que deux recourent plus que les autres encore à la technologie 3D: la chirurgie orthopédique et la chirurgie maxillo-faciale.

Interrogés sur les principaux apports de l'impression 3D dans la pratique chirurgicale, la majorité des professionnels ont pointé la réduction du temps opératoire et le gain de précision dans les gestes opératoires.

La qualité "variable" des DM imprimés en 3D

Les imprimantes 3D servent essentiellement à réaliser des modèles anatomiques facilitant la planification préopératoire. Les chirurgiens y recourent aussi pour réaliser des guides chirurgicaux en 3D, fabriquer des attelles de rhinoplastie mais aussi pour produire des prototypes et des modelages de greffons osseux.

Si l'impression 3D pour la fabrication de DM se confirme, les professionnels ont aussi été interrogés sur la qualité du produit imprimé fini.

Les six chercheurs ont interrogé 24 chirurgiens, 19 se disent satisfaits, 4 ne sont pas entièrement satisfaits et un n'a pas souhaité s'exprimer sur la qualité des DM imprimés en 3D. Parmi tous ces chirurgiens, "trois projettent de faire l'acquisition d'une imprimante 3D", précise l'étude.

Cependant, si la majorité des professionnels disent être satisfaits, certains émettent encore quelques réserves. Plusieurs chirurgiens pointent ainsi une "variabilité" de la qualité des DM, certains bugs rendant les DM inutilisables.

Par ailleurs, les résultats de l'étude suggèrent également que les services équipés d'imprimantes 3D ne font pas appel à des fabricants de DM produits en 3D, estimant que l'investissement de l'hôpital dans une imprimante 3D suffit à couvrir les principaux besoins des chirurgiens.

Or, cette affirmation n'est pas exacte, la qualité du produit fini est également déterminée par le choix des matériaux utilisés pour la fabrication du DM et l'étude rappelle qu'ils peuvent varier d'un prestataire à l'autre mais aussi dans les services équipés de la technologie.

En plein développement, l'impression 3D dans les établissements de santé est devenue "un sujet de fond", précise l'enquête et la tendance se confirme.

Une question demeure sans réponse à l'issue de cette étude: celle de l'usage de l'imprimante 3D par les pharmaciens responsables des DM dans les pharmacies à usage intérieur, ces derniers n'ayant pas encore mis en place des unités de production de DM en 3D dans leurs officines. La prochaine étape du déploiement de l'impression en 3D dans les établissements de santé ?

wz/ab

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Rédigé par: petitresorduweb@hotmail.fr  le 15/01/2018 à 11:17
Etudiant en deuxième année de médecine, je suis agréablement surpris par ces chiffres. Au vue de cette étude le secteur de la santé semble bien plus en avance que le secteur manufacturier français dont l'utilisation de l'impression 3D se limite principalement au prototypage. Pour ajouter ma pierre à l'édifice sachez que la France compte de nombreuses start-up innovante dans ce domaine, je pense notamment à Poietis dans le domaine de la bioimpression ou Biomodex ( www.primante3d.com/biomodex-03042017/ ) spécialisée dans la fabrication de modèles médicaux très réalistes par impression 3D.
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