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15/06/2017   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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L'informatisation des soins d'abord vue comme une contrainte imposée par l'Etat (enquête auprès de cliniques)

(Par Raphaël MOREAUX, au colloque "SIH et dossier médical patient informatisé")

RENNES, 15 juin 2017 (TICsanté) - La mise en place du dossier patient informatisé (DPI) est davantage vécue par les professionnels comme une exigence des tutelles que comme une volonté de l'établissement ou de la communauté médicale, selon les résultats d'une enquête présentée le 8 juin à Rennes dans le cadre d'un colloque sur les systèmes d'information hospitaliers (SIH).

Cette enquête a été menée par Clément Gravereaux, doctorant au laboratoire de recherche Prefics (Plurilinguismes, représentations, expressions francophones, interculturel, communication, sociolinguistique) de l'université Rennes 2.

Dans le cadre de sa thèse sur le sujet de l'informatisation des soins, Clément Gravereaux a interrogé en fin d'année 2015 les médecins et infirmiers diplômés d'Etat (IDE) d'un groupe de cliniques privées sur l'impact de la mise en place d'un DPI.

"Il s'agit vraiment de donner la parole aux premiers utilisateurs des systèmes d'information hospitaliers et d'aborder le déploiement du DPI sous l'angle des sciences sociales et de ses effets sur l'organisation, les méthodes de travail, et les changements culturels au sein des équipes", a expliqué Clément Gravereaux.

Selon les résultats de son enquête transmis à APMnews, 86% des médecins de clinique privée interrogés estiment que la mise en place du DPI répond à une exigence des tutelles et du ministère de la santé. Pour seulement 24% d'entre eux, cette informatisation répond à une demande de la communauté médicale.

Cette proportion d'utilisateurs qui ressent l'informatisation des soins comme une contrainte est moins importante au sein des personnels IDE (66,3%), note-t-on.

De la même façon, la traçabilité de l'information permise par le DPI est d'abord vue comme une obligation administrative par les médecins (66%), avant d'être qualifiée d'acte de soins (54%).

"A-t-on expliqué aux soignants l'intérêt du DPI au-delà des exigences de l'accréditation par la Haute autorité de santé [HAS]?", a interrogé Clément Gravereaux.

Présentant une partie des conclusions de sa thèse à l'occasion d'un colloque sur les SIH organisé à l'université Rennes 2, il a souligné les "lacunes" de l'action étatique en matière de modernisation et d'informatisation du secteur de la santé.

"Qu'on soit bien d'accord, le DPI c'est l'outil de mise en oeuvre de la T2A [tarification à l'activité]. Les objectifs ne sont pas de fournir un outil de travail métier, mais un outil de contrôle de gestion", a-t-il taclé.

"Mon hypothèse est que l'Etat a couvert le déploiement et l'accompagnement du DPI dans une logique de contrôle des dépenses publiques en santé en utilisant l'argument des logiques métiers et d'optimisation des parcours pour mobiliser les professionnels", a-t-il poursuivi.

Et de pointer le "manque d'appropriation" du sujet qui en découle au sein des établissements de santé, avec un "dimensionnement insuffisant des équipes" et une "analyse imparfaite des besoins des utilisateurs".

Confiance en l'informatisation

L'enquête de Clément Gravereaux dévoile un très large scepticisme des médecins au début des projets d'informatisation, même s'il tend à diminuer au fur et à mesure du déploiement du DPI.

Ainsi, seuls 26% des médecins interrogés dans une clinique privée ont été convaincus par l'informatisation du dossier patient au moment du déploiement, alors qu'ils étaient 41% à l'être au moment de répondre à l'enquête, et la même part à penser être convaincus "dans le futur".

Parmi les verbatim de médecins relevés sur les apports et inconvénients de cette informatisation, on note beaucoup de remarques sur la complexité des logiciels utilisés ("multiples possibilités d'accès aux données par différents chemins parfois fastidieux") et sur la difficulté du dialogue avec les informaticiens et éditeurs ("beaucoup de promesses et beaucoup de lenteur").

De façon générale, les médecins reconnaissent toutefois les apports de l'informatisation en termes de gain de temps, de facilité d'accès aux données, ou de partage d'informations entre professionnels. Près des trois quarts disent ne plus pouvoir retourner à la version papier.

Une majorité d'entre eux estime toutefois que l'information saisie dans le DPI n'est pas bien utilisée par les autres acteurs du parcours de soin, avec des problèmes d'uniformité de la saisie de l'identité du patient, ou des "transmissions non lues".

Sortir de la technique

"Pour résumer, le travail est plus facile à réaliser mais les acteurs ne se sentent pas plus efficaces ni compétents, ce qui soulève un léger paradoxe", a souligné Clément Gravereaux.

Il explique ces contradictions par une mauvaise définition, dès le départ, de la "digitalisation", "trop souvent envisagée sous l'angle de la performance, de l'optimisation, du résultat".

"La transformation numérique n'est pas réductible à un support, à la technique", a-t-il martelé, jugeant que "son succès est fonction de la capacité de l'organisation, des parties prenantes et des acteurs, à se détacher des formes et normes caractéristiques de l'entreprise traditionnelle et surtout d'être soutenus par la hiérarchie".

Dans ces conditions, il a estimé que "la digitalisation ne peut pas être sérieusement confiée à l'Etat", et a alerté son auditoire sur la réalité actuelle de l'informatisation des soins: "les établissements bricolent, les prestataires en profitent grossièrement, la perspective est très pessimiste".

rm/eh/sl

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