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12/07/2017   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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L'e-santé n'est pas faite pour soigner, mais pour "donner plus de pouvoir" aux patients

(Par Raphaël MOREAUX)

CASTRES, 12 juillet 2017 (TICsanté) - "Nous n'allons pas guérir les patients grâce à l'e-santé, mais nous allons leur donner plus de pouvoir pour gérer leur santé", a déclaré le 4 juillet le Pr. Mark Bachman, chercheur et enseignant à l'institut californien pour les télécommunications et la technologie de l'information (Calit2), lors de la conférence inaugurale de la 11eme université d'été de l'e-santé à Castres.

Expert de l'internet des objets (IoT) et directeur du "co-laboratoire" en e-santé de l'université de Californie à Irvine (UC Irvine), le Pr Mark Bachman est intervenu à l'école d'ingénieurs Isis (Informatique et système d'information pour la santé) pour donner sa vision de la convergence entre nouvelles technologies et médecine.

"Nous parlons d'e-santé mais soyons clairs: pour moi, le 'e' d'e-santé signifie 'empowerment'", a-t-il expliqué, usant d'une expression anglosaxonne qui ne trouve pas d'équivalent exact en France et pourrait se traduire par "empouvoirement", "responsabilisation" ou "capacité à agir".

A rebours du "solutionnisme" numérique, concept développé par le chercheur américain en histoire des sciences Evgeny Morozov pour dénoncer la philosophie utopiste des entreprises de la Silicon Valley, Mark Bachman a martelé que la technologie n'était pas une fin en soi, mais un outil pour "donner du pouvoir à l'ensemble de l'écosystème de la santé".

Qu'il s'agisse des patients, des professionnels de santé ou des industriels, "toutes les disciplines" et "tous les acteurs" peuvent améliorer leur capacité à agir grâce à ces outils, a-t-il insisté.

Comparant la croissance des usages des technologies de l'e-santé à celle de la téléphonie mobile, Mark Bachman a estimé que l'e-santé était encore au stade de "la vallée des déceptions". "Nous voyons beaucoup de potentiel et d'opportunités, mais les usages restent en-deçà des espoirs", a-t-il analysé.

Il a prédit "dans les 5 ans qui viennent" l'arrivée du secteur de l'e-santé au "moment iPhone*", c'est-à-dire à l'instant où "les nouvelles technologies numériques dépassent les technologies traditionnelles", et connaissent un déploiement rapide à l'échelle mondiale.

Passé ce moment, "on aura l'impression d'utiliser ces technologies depuis toujours", a-t-il poursuivi, faisant référence à l'iPhone* qui fête cette année son 10e anniversaire.

Pour arriver à avancer sur cette courbe de croissance des technologies, "tous les projets d'e-santé doivent être menés en collaboration entre différents acteurs ingénieurs, designers, professionnels de santé, sociologues, psychologues", a énuméré Mark Bachman.

Car en plus du savoir scientifique et médical, l'e-santé fait appel à des connaissances d'ingénierie des technologies, en termes de micro-capteurs implantables par exemple, mais aussi à des compétences purement informatiques de collecte et de gestion des données, et à une connaissance fine des profils sociologiques et psychologiques des utilisateurs.

4 principes directeurs des technologies d'e-santé

Le Pr Bachman a illustré son propos avec les "4 principes directeurs" qui doivent selon lui conduire le design des technologies d'e-santé afin d'assurer une augmentation rapide des usages.

"La technologie doit donner du pouvoir aux patients" mais "elle n'est qu'une des nombreuses approches" de "l'empowerment" en santé, a-t-il souligné.

"La technologie doit avoir une réelle valeur, un vrai bénéfice" et doit reposer sur la "recherche de preuves" de ces apports pour les patients ou les professionnels de santé.

"La technologie doit s'intégrer facilement à la vie humaine" et "être disponible à tout moment, peu importe l'endroit où l'on se trouve", a-t-il poursuivi.

Enfin, "la technologie doit préserver la dignité humaine" et s'adapter aux "populations les plus fragiles", a conclu Mark Bachman. Il a illustré son propos en expliquant qu'il ne s'agissait pas de "contrôler" la vie des utilisateurs ou de leur ordonner d'accomplir telle ou telle action, mais de leur expliquer pourquoi ils ont intérêt à suivre ces recommandations.

rm/ab

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