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Le CHU d'Amiens inaugure une chaîne de microbiologie automatisée

Le CHU d'Amiens a inauguré le 11 septembre une chaîne de microbiologie automatisée, ont annoncé l'établissement et la société BD dans un communiqué commun.

Cette chaîne automatisée appelée BD Kiestra*, conçue par la société BD (Becton, Dickinson and Company), a pour fonction l'analyse des prélèvement bactériologiques. Selon le communiqué, c'est la première chaîne de microbiologie de ce type dans les Hauts-de-France. Elle "permet de prendre en charge davantage d'échantillons, avec un moindre risque d'erreur, en vue de répondre plus efficacement aux suspicions d'infections bactériennes chez les patients".

Sollicité par APMnews (site d'information d'APM International, dont fait partie TICsanté), le CHU (1.671 lits et places) a souligné que ce projet représente un investissement global de 1,5 million € sur 5 ans, travaux intégrés. Cet équipement permet à l'établissement, qui prend en charge de 350 à 450 prélèvements par jour, d'obtenir une traçabilité "à 100%" de l'échantillon entre la réception et le résultat de son analyse, souligne le communiqué.

L'établissement affiche plusieurs objectifs: "standardiser et sécuriser" ses pratiques, "réduire le temps de production du résultat" pour "accélérer l'adaptation des traitements et des mesures d'isolement" et "positionner les techniciens sur des activités à valeur ajoutée et moins répétitives" afin de contribuer à la prévention des troubles musculo-squelettiques.

A noter que cette chaîne automatisée du CHU, et, plus largement, son service de bactériologie, profitent également à l'ensemble des établissements du GHT Somme Littoral Sud.

syl/ab/vl

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Télémédecine: la HAS prépare un guide pour accompagner les médecins

La Haute autorité de santé (HAS) publiera "d'ici fin 2018" un guide sur le bon usage et la qualité des pratiques de téléconsultation et de télé-expertises, a-t-elle indiqué le 15 septembre.

Ce guide contiendra des recommandations pratiques sur l'organisation, la mise en oeuvre et les moyens techniques à déployer pour la téléconsultation et la télé-expertise, ainsi que des outils d'évaluation pour améliorer les pratiques et des outils d'information des patients.

"Des travaux spécifiques seront conduits dans le domaine de l'imagerie médicale", a précisé la HAS sur son site web.

L'autorité indépendante a déjà publié en avril une "fiche mémo" sur la qualité et la sécurité des actes de téléconsultation et de télé-expertise (voir dépêche du 24 avril 2018).

Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du remboursement de droit commun des téléconsultations, en vigueur depuis le 15 septembre, et de celui des télé-expertises, qui concernera à partir de février 2019 les patients en affection longue durée (ALD), les patients atteints de maladies rares, les résidents des zones sous tension sur le plan de la démographie médicale et les résidents des structures médico-sociales, ainsi que les patients détenus.

rm/eh

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Le site deuxiemeavis.fr lève 2,5 millions d'euros

Le site deuxiemeavis.fr, qui permet aux patients d'accéder en ligne à des spécialistes pour un deuxième avis médical, a annoncé le 5 septembre avoir levé 2,5 millions d'euros auprès de plusieurs fonds d'investissement.

Lancé en 2016, le service deuxiemeavis.fr entend "faciliter l'accès à l'expertise médicale" en proposant aux patients de disposer sous 7 jours d'un avis médical en ligne, transmis sous la forme d'un compte-rendu signé par un "médecin expert".

La levée de fonds réalisée auprès des fonds Investir&+, Citizen Capital et Colam impact doit permettre à l'entreprise "d'accélérer son développement auprès des usagers et du corps médical, en renforçant ses équipes et en continuant d'innover", a précisé la start-up dans un communiqué de presse.

"Plus d'un million d'adhérents bénéficient aujourd'hui du service qui est totalement pris en charge par les complémentaires santé telles que Malakoff Médéric, Audiens ou le courtier Santiane", a-t-elle indiqué. Elle s'est fixée pour objectif d'être accessible à "100% des assurés sociaux français d'ici trois ans".

/rm/eh

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L'AP-HP s'engage à développer plus largement ses activités de télémédecine

L'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a fait part de sa volonté d'engager un "véritable changement d'échelle" en matière de développement de ses activités de télémédecine, dans un communiqué diffusé le 13 septembre.

Le remboursement de droit commun des actes de téléconsultation et de télé-expertises est entré en vigueur le 15 septembre, rappelle-t-on.

Dans ce cadre, l'AP-HP s'est doté d'un "plan stratégique télémédecine" pour la période 2018-2022 qui entend "conforter le rôle de recours de l'AP-HP, permettre de renforcer les liens avec la médecine de ville, et éviter les réhospitalisations".

L'AP-HP a précisé vouloir plus particulièrement développer les "téléconsultations directes", c'est-à-dire ne nécessitant pas l'intervention d'un professionnel de santé auprès du patient, pour les patients intégrés dans un parcours de soins et suivis régulièrement au sein de ses établissements, et les "téléconsultations indirectes" pour des patients accompagnés d'un professionnel de santé et hébergés dans des structures médico-sociales comme les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Elle entend aussi développer la télésurveillance des patients et la télé-expertise auprès des hôpitaux, des établissements médico-sociaux et de la médecine de ville.

Dans le détail, l'AP-HP a indiqué vouloir passer d'ici 2022 de 2.679 téléconsultations à 150.000 par an, de 52.395 actes de télé-expertise annuels à 70.000, et de 11.000 actes de télésurveillance à 60.000 par an.

Ces activités s'appuieront notamment sur des dispositifs de télémédecine déjà existants, comme l'outil régional de télémédecine en Île-de-France (Ortif).

/rm/eh

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Le déploiement national du DMP lancé le 8 novembre (Nicolas Revel)

Le directeur général de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Nicolas Revel, a annoncé le 16 septembre, lors de la clôture des universités d'été de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), que la "phase de déploiement national" du dossier médical partagé (DMP) sera lancée jeudi 8 novembre.

Depuis la reprise en main du DMP (ex-dossier médical personnel) par l'assurance maladie, la Cnam a lancé début 2017 une phase d'expérimentation dans neuf territoires pilotes qui a conduit à la création de quelque 500.000 dossiers, selon un point d'avancement des travaux remontant à début juin (voir dépêche du 20 juillet 2018).

Le lancement de la phase de déploiement national a été reculé de trois semaines par rapport au calendrier initialement prévu pour permettre notamment que davantage d'officines aient le temps de s'équiper de solutions informatiques pour assurer la montée en charge de l'ouverture des DMP, a-t-il justifié.

Interrogé sur la raison pour laquelle seuls les pharmaciens étaient rémunérés pour l'ouverture de DMP et non les médecins, il a rappelé que, lors des négociations conventionnelles de 2016, les syndicats de médecins s'étaient montrés "relativement tièdes" sur le sujet du DMP.

"Je ne suis pas sûr que ce soit la priorité des médecins alors que le temps médical est déjà rare de passer trois minutes à créer un DMP pour 1 euro", a-t-il commenté. "Je mise aujourd'hui sur l'ouverture en ligne par les patients et dans les officines."

vh/eh/ab

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Technidata dote son logiciel TDBioBank* d'un éditeur de catalogues virtuels

L'éditeur d'outils informatiques pour la gestion des laboratoires d'analyses médicales et des biobanques, Technidata, a annoncé le 30 août l'ajout d'une "fonctionnalité majeure" à son logiciel TDBioBank*, permettant d'éditer des catalogues virtuels pour la publication en ligne des collections de ressources biologiques cessibles.

Le logiciel TDBioBank* de Technidata permet de tracer et d'optimiser la gestion et le stockage des échantillons biologiques, ainsi que d'enrichir ces échantillons avec des fiches d'annotations clinico-biologiques.

La nouvelle fonctionnalité présentée par Technidata vise à promouvoir les collections de ressources biologiques dont disposent les laboratoires d'analyses médicales et les biobanques grâce à la publication d'un catalogue en ligne, consultable par les chercheurs qui souhaiteraient disposer de ces ressources.

"Le processus de cession est sécurisé et bénéficie d'un haut niveau de traçabilité et de qualité, en conformité avec les exigences réglementaires", a assuré Technidata dans un communiqué de presse.

Ces catalogues virtuels sont présentés par l'éditeur comme un moyen pour les biobanques de gagner "en visibilité et en notoriété". "Elles démultiplient les possibilités de céder leurs ressources, tout en améliorant la qualité du service rendu aux équipes de recherche", a souligné Technidata.

/rm/sl/

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La plateforme de prise de rendez-vous Doctolib retenue par le Resah

Le réseau des acheteurs hospitaliers (Resah) a retenu la plateforme Doctolib pour son marché de prise de rendez-vous en ligne, a annoncé la centrale d'achat dans un communiqué diffusé le 6 septembre.

Elle explique avoir attribué "un accord-cadre national d'une durée de 4 ans portant sur une solution logicielle de prise de rendez-vous en ligne" et choisi "la société Doctolib, leader du secteur en Europe".

D'après le communiqué, cette plateforme est "interfaçable avec les systèmes d'information hospitaliers (SIH)". Elle permet "aux établissements d'optimiser l'activité des secrétariats médicaux grâce à une diminution de 30% [des] prises de rendez-vous téléphonique et de réduire de 75% la non-venue des patients grâce à des outils spécifiques: annulation en ligne, e-mails et SMS de rappel."

La solution de Doctolib est "sécurisée", "hébergée en France et suit les recommandations du règlement général sur la protection des données (RGPD)", fait aussi valoir le Resah.

se/nc/ab

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Martin Hirsch appelle à définir le "partage de valeur" du numérique en santé

Le directeur général de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, considère que l'émergence du numérique en santé pose la question fondamentale du "partage de la valeur" qui déterminera la redistribution du pouvoir.

Le haut fonctionnaire s'exprimait dans le cadre des 6es Rencontres du progrès médical du Syndicat national de l'industrie des technologies médicales (Snitem), le 11 septembre.

"Les données de santé ne sont pas des données comme les autres", a d'abord jugé Martin Hirsch, soulignant que cela "impose des protections, des procédures, qui sont plus lourdes que dans d'autres domaines".

Cela pose la "question des pouvoirs et de la prise de pouvoir: [...] est-ce que c'est Google qui aura le prix Nobel de médecine 2023 ou le professeur X appartenant à l'hôpital Y?", a poursuivi le n°1 de l'AP-HP.

Il y a des "enjeux de transformation de pouvoir qui sont absolument majeurs" et qui "posent des questions d'indépendance médicale et d'indépendance nationale", a aussi jugé Martin Hirsch.

Les seuls freins à ces transformations sont "des problématiques opérationnelles". L'AP-HP est "en train de tester sur plusieurs hôpitaux les meilleures stratégies" pour déterminer à quel stade il est le plus opportun de numériser les données ou s'il faut sélectionner des catégories de malades en particulier.

yb/nc/ab

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Michaël De Block nommé DSI du GHT Lorraine Nord

Le directeur de l'information numérique des Hôpitaux de Champagne Sud, Michaël De Block, a été nommé directeur du système d'information (DSI) du groupement hospitalier de territoire (GHT) Lorraine Nord, et de son établissement support, le CHR de Metz-Thionville, a-t-on appris le 4 septembre auprès de l'intéressé.

Michaël De Block a indiqué à TICsanté avoir rejoint le CHR de Metz-Thionville le 1er septembre dernier, en remplacement de Jacques Hubert.

Le GHT Lorraine Nord regroupe les CH de Briey et de Boulay, les centres hospitaliers spécialisés (CHS) en santé mentale de Jury et de Lorquin, ainsi que l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Gorze.

Ingénieur formé à l'université de technologie de Compiègne (Oise), Michaël De Block a occupé le poste de directeur du système d'information et de la communication du CH de Troyes entre 2008 et 2014, avant de prendre la tête de la direction de l'information numérique des HCS à l'occasion du regroupement sous direction commune des CH de Troyes, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, du groupement hospitalier Aube-Marne (GHAM) et de l'établissement public de santé mentale de Brienne-le-Château.

Il a été remplacé aux Hôpitaux de Champagne Sud par Laurent Dorigo, qui occupait jusqu'ici le poste de DSI de l'entreprise textile Petit Bateau.

rm/nc

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Medasys retenu par le Resah pour le déploiement de robots de préparation des chimiothérapies

L'éditeur et intégrateur de systèmes d'information hospitaliers Medasys a annoncé le 5 septembre la signature d'un accord-cadre avec le Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah) portant la fourniture, la mise en service et la maintenance de robots de préparation de chimiothérapies.

L'accord conclu pour une durée de quatre ans permettra aux adhérents de la centrale d'achat d'avoir un interlocuteur unique pour l'acquisition de Pharmoduct*, robot connecté conçu par le groupe Dedalus, dont fait partie Medasys.

Le robot Pharmoduct*, interopérable avec les systèmes d'information existant dans l'établissement, assure la préparation automatisée des poches de chimiothérapies et permet une traçabilité complète des prescriptions et des dosages ainsi qu'un contrôle de la contamination microbienne.

Medasys a mis en avant dans un communiqué de presse les économies financières qui peuvent être réalisées grâce au robot, grâce à une optimisation de l'utilisation des médicaments (réduction des déchets, poches multi-doses) et à une "productivité élevée dépassant 20 poches par heure".

Les plateaux techniques constituent "un axe majeur d'investissements pour Medasys qui, conscient des enjeux, a choisi d'enrichir son offre dédiée à l'oncologie", a souligné l'éditeur.

/rm/ab

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