Un service proposé par APM International
https://www.groupepsih.com/nous-rejoindre/?utm_source=ticsante&utm_medium=banner&utm_campaign=recrutement
https://www.enovacom.fr/enovacom-patient-server-identifiant-patient-unique-etablissements-dun-ght.html?utm_source=ticsante&utm_medium=banner
http://www.computer-engineering.fr
http://engage.nuance.fr/lettre-de-liaison-J-0?cid=7010W000001yqSLQAY&ls=website&rs=tiscante&offer=TAT_Compliance&ot=eBook
03/02/2017   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
Pour commenter cette dépêche Identifiez-vous

Questions à Michel Gagneux: "L'Asip santé s'est réorganisée pour devenir une véritable agence de la santé numérique"

PARIS, 3 février 2017 (TICsanté) - Le directeur de l'Agence des systèmes d'information partagés de santé (Asip santé), Michel Gagneux, a détaillé le 1er février dans un entretien à TICsanté les chantiers qui ont été menés en interne pour repositionner l'Asip comme "une véritable agence de la santé numérique", et ses priorités pour 2017.

TICsanté: Vous avez évoqué lors d'une conférence organisée par l'Asip santé le 31 janvier à Paris une "évolution radicale" de l'agence sur la période 2014-2016. Comment cette évolution se traduit-elle aujourd'hui ?

Michel Gagneux: L'Asip santé a connu une forte période d'instabilité en 2012 du fait des incertitudes liées au sort du dossier médical personnel [DMP] dont elle assurait le déploiement. A partir de 2014, nous avons travaillé à reconstruire une dynamique et un portefeuille d'activités qui nous donnent une crédibilité nouvelle. Le résultat, c'est que nous sommes maintenant une agence qui joue vraiment le rôle d'agence nationale de santé numérique, avec un portefeuille de plus de 100 projets autour des trois axes de nos missions: la mise en place des référentiels nécessaires au déploiement de systèmes d'information et de services à portée nationale, l'assistance aux institutions sur les volets numériques des politiques de santé et l'accompagnement des différents acteurs, industriels et professionnels de santé, dans la conduite du changement.

Quels ont été vos principaux objectifs pour cette transformation ?

L'Asip santé doit d'abord être un facilitateur et un accélérateur du changement vers l'adoption des technologies numériques en santé. Ces technologies n'ont de chance d'entrer dans les usages que si l'on arrive à convaincre les principaux intéressés. C'est pourquoi je me suis attaché à ce que l'agence ne soit pas dans une position descendante et autoritaire vis-à-vis de son écosystème et soit davantage dans la coconstruction, le dialogue et la réciprocité. C'est notamment le sens des processus de concertation que nous engageons avec les industriels du secteur sur les référentiels techniques et fonctionnels des solutions proposées aux professionnels de santé.

Quels chantiers avez-vous mené en interne ?

Nous avons procédé à une refonte des processus de conduite de projets et au pilotage de l'agence afin d'assurer une plus grande fluidité interne. Un système d'information c'est à la fois de la technique, de la connaissance métier des utilisateurs, du juridique, de l'expertise en architecture, de la sécurité et du déploiement: il faut que ces compétences soient mobilisées au bon moment dans toutes les phases des projets que nous accompagnons. Le deuxième axe de cette transformation a porté sur la mise en place de processus de management de la qualité qui garantissent l'efficience et l'excellence de l'agence. Nous visons sur ce point l'obtention de la certification ISO 9001 cette année. Nous avons également revu le pilotage de nos ressources humaines pour concilier en permanence le haut degré d'exigence dans nos métiers et l'épanouissement des collaborateurs.

Quelles sont les ressources à votre disposition pour assurer vos missions en 2017 ?

Nous allons atteindre avant la fin du premier trimestre 2017 notre plafond d'emplois qui est de 136 équivalents temps plein [ETP] pour un budget de fonctionnement et d'intervention de quelques 85 millions d'euros.

L'actualité réglementaire liée à l'utilisation des technologies numériques en santé a beaucoup évolué depuis un an avec la promulgation de la loi "de modernisation de notre système de santé" et la publication de ses décrets d'application. Quelle est votre feuille de route pour 2017 ?

J'ai signé en décembre dernier le contrat d'objectifs et de performance entre l'Etat et l'Asip santé pour la période 2016-2018 [voir ci-dessous]. Il nous fixe pas moins de 26 objectifs répartis sur quatre axes principaux d'action. Nous allons poursuivre nos travaux sur les systèmes d'information à portée nationale comme la refonte du SI-Samu, la mise en place du portail de signalement des évènements sanitaires indésirables ou le déploiement des messageries sécurisées de santé qui va connaître une phase d'accélération cette année. L'accompagnement des acteurs va être intensifié en lien avec l'actualité réglementaire. Nous allons par exemple animer des comités régionaux avec les agences régionales de santé sur la mise en place d'une trajectoire de convergence des systèmes d'information dans les groupements hospitaliers de territoire [GHT], de façon à ce que les équipes informatiques des hôpitaux qualifient mieux l'offre de services dont ils ont besoin.

Comment comptez-vous agir pour assurer une plus grande sécurité des systèmes d'information du secteur médical et médico-social ?

L'Asip santé entre dans une phase d'accompagnement et de pédagogie extrêmement active pour la traduction sur le terrain du corpus et des principes posés par la politique générale de sécurité des systèmes d'information. Nous allons aussi, sous l'autorité du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité, mettre en place la structure d'appui à l'identification, à la qualification et au traitement des incidents de sécurité dans les établissements. Les premiers scenarios envisagés vont être présentés la semaine prochaine aux directions générales des ARS.

Que répondez-vous aux critiques estimant que le déploiement de l'e-santé est trop lent en France?

L'e-santé ne se décrète pas, elle s'accompagne. Adopter des textes réglementaires et proposer des services sur étagères ne sert à rien si on n'y ajoute pas l'énergie nécessaire pour convaincre les acteurs. Le déploiement de l'e-santé en termes d'usages peut paraître lent pour des raisons structurelles: il nécessite de faire converger vers les mêmes objectifs et selon un même calendrier une multitude d'acteurs aux intérêts parfois divergents. Cela fait partie de ce que j'appelle l'action systémique qui doit être menée pour faire travailler en même temps les territoires, les industriels, les professionnels de santé et s'assurer de leur alignement avec les directions du ministère de la santé.

Consulter le contrat d'objectifs et de performance entre l'Etat et l'Asip santé pour la période 2016-2018 et son annexe

Partagez cet article

Les dépêches liées à cette information
http://www.ticsante.com/contact.php
http://www.web100t.fr
https://global.agfahealthcare.com/france/recrutement/
http://www.ticsante.com/show.php?page=inscription
http://www.acetiam.eu
http://www.vieviewer.com/
http://www.axigate-france.fr/axigate-reflex/
Les offres




Les offres d'emploi
Agenda
Université des "Data Protection Officer" (DPO)
Le 24/01/2018
Colloque TIC Santé 2018
Du 07/02/2018 au 08/02/2018
1ère édition du sommet MedXperience
Du 15/03/2018 au 16/03/2018
Les 5èmes Rencontres santé de Nice
Du 29/03/2018 au 30/03/2018
4ème conférence "La santé à l'ère de l'intelligence artificielle"
Le 29/03/2018