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12/07/2013   Envoyer par mail Imprimer   2 commentaires
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Polémique sur les logiciels d'aide à la prescription hospitaliers suite à un décès

PARIS, 12 juillet 2013 (TICsanté) - Le Parisien a pointé dans son édition de mercredi les défaillances de logiciels d'aide à la prescription (LAP) hospitaliers, qui auraient notamment entraîné le décès, en novembre 2011, d'une patiente au centre hospitalier (CH) de Versailles.

Le journal s'appuie sur un rapport rendu le 4 mars 2013 par la commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI) d'Ile-de-France, suite au décès d'une patiente de 72 ans, le 20 novembre 2011, à l'hôpital André-Mignot.

Une information judiciaire pour homicide et blessure involontaire est ouverte depuis le 19 octobre 2012. La famille a porté plainte contre l'établissement, alléguant que la patiente était décédée à la suite d'une prescription d'amoxycilline, un antibiotique auquel elle était allergique. Cette allergie "était bien notée dans le dossier médical, mais elle n'apparaît pas dans le système informatique qui est le moyen de prescription des traitements", indiquent les experts de la CRCI dans un extrait du rapport cité par Le Parisien.

Ils estiment que ce problème a "entraîné une perte de chances de survie" de la patiente "évaluée à 80%" et qu'en conséquence, la responsabilité du CH "est engagée".

Le directeur de l'établissement, Olivier Colin, joint par le quotidien, explique que le logiciel était en cours d'installation à l'époque des faits. "Il y a eu alors des dysfonctionnements. Mais depuis, d'autres tests ont été faits et ce logiciel a pu être déployé dans tout l'hôpital, sans que d'autres problèmes soient détectés", affirme-t-il.

"Je ne voudrais pas me défausser sur le logiciel car nous estimons qu'il réduit les risques d'erreur. Mais le risque zéro n'existe pas. Nous avons une consigne du ministère de la santé pour les installer, il s'agit d'ailleurs d'une démarche nationale", note le directeur.

Ce type de problème ne concernerait pas seulement le CH de Versailles, selon d'autres extraits du rapport de la CRCI. Dans "la plupart des systèmes informatiques disponibles dans les hôpitaux", "l'information 'allergie' ne peut être intégrée et connectée à une prescription afin de générer une alerte". Si les LAP "ont permis de clarifier les prescriptions, ils n'assurent pas une sécurité fine, en particulier dans le domaine de contre-indications en fonction de la pathologie des patients", cite Le Parisien.

"Nous avons reçu plusieurs dizaines de signalements de dysfonctionnements sur ces logiciels depuis 2012", indique l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) au quotidien.

Des professionnels de plusieurs hôpitaux ont signalé des défaillances de LAP au Parisien. Ils évoquent une augmentation anormale de doses de chlorure de potassium prescrites à un patient aux Hospices civils de Lyon (HCL), des erreurs "de dosage, de posologie voire de médicament" attribuées au logiciel au centre hospitalier départemental (CHD) de La Roche-sur-Yon ou encore des prescriptions enregistrées au nom d'un interne du CHU de Montpellier alors qu'il ne les avait pas rédigées.

Le président d'honneur de l'association de patients Le Lien, Alain-Michel Ceretti, interrogé par le quotidien, réclame que la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, "interdise les logiciels qui dysfonctionnent". "Le fait que certains de ces logiciels n'arrivent pas à détecter le risque 'allergie' à un médicament prouve que des milliers de personnes sont potentiellement en danger", estime-t-il.

Tout en assurant que le développement des LAP était, "au départ", "une bonne idée", il observe que "des sociétés de qualité diverse ont concouru à des appels d'offres". "Ces logiciels, qui devaient être certifiés, ne le seront qu'en 2015 par la Haute autorité de santé (voir dépêche du 11 juin 2012). En attendant, le pire côtoie le meilleur, et la patient n'en sait rien", déplore-t-il.

Le délégué général du Lesiss (Les entreprises des systèmes d'information sanitaires et sociaux) Yannick Motel, interrogé par le quotidien, défend les éditeurs de LAP. "Aujourd'hui, plus aucun établissement de santé ne pourrait se passer de cet outil. Encore faut-il savoir s'en servir, être bien formé et bien le contrôler. Cela fait trois ans maintenant que l'Etat nous promet une certification globale des logiciels. Où en est-on?", s'interroge-t-il.

"Il ne faudrait pas que, comme souvent, le gouvernement règle le problème en édictant arbitrairement un décret particulièrement coercitif sans prendre en compte l'avis des industriels. Nous sommes favorables à une meilleure réglementation, à condition d'y être associés", dit-il.

MARISOL TOURAINE: "SI UNE ENQUETE EST NECESSAIRE, ELLE SERA LANCEE"

Interrogée sur Europe 1 mercredi matin, Marisol Touraine a déclaré que "si une enquête [était] nécessaire, elle sera[it] évidemment lancée", et qu'il faudrait "regarder très précisément ce qui a pu se passer" au CH de Versailles. "Si des logiciels dysfonctionnent, ils seront évidemment retirés, il n'est pas acceptable que la vie de patients ou l'avenir des patients soit mis en danger pour cette raison", a-t-elle affirmé.

La ministre a rappelé qu'une prescription restait "un acte individuel" et que le LAP "ne peut pas se substituer à la prescription personnalisée, individualisée, par le médecin". "Je ne voudrais pas qu'à travers cette affaire, on jette une fois de plus un soupçon généralisé sur la manière dont les Français, les patients, sont accueillis dans les hôpitaux", a averti la ministre.

"Non seulement il ne s'agit pas de mettre en doute les nouvelles technologies médicales mais il s'agit de dire que c'est une incitation supplémentaire pour que nous allions vers la mise en place de dossiers médicaux personnalisés", a-t-elle considéré./nc/cb/mb

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Rédigé par: roparzh  le 14/07/2013 à 19:56
Le problème du CH de Versailles ne semble pas être un problème de progiciel, mais d'intégration de Système d'information. Les allergies du patient sont recueuillies dans le logiciel dossier médical mais ne sont pas transmises au logiciel de prescription. Il n'y a pas de nomenclature nationale des allergies. Y a t il une société savante des allergologues qui puisse établir au plus tôt ce référentiel?
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Rédigé par: Francois.PESTY@Wanadoo.fr  le 12/07/2013 à 19:24
Même si les logiciels ont des failles, globalement l'informatisation de la prescription et de l'administration est un progrès important pour la sécurité du patient. D'après Eric POON1, qui a démontré que l'administration des médicaments assistée par la lecture code barre au lit du patient connectée à la prescription actualisée réduisait de 51% les événements indésirables liés à une erreur d'administration et de 57% les événements indésirables graves (avec préjudice au patient), citant un travail de l'équipe de David BATES (encore et toujours la même équipe du Brigham and Women's Hospital de Boston2) les erreurs de prescription4 représentent 39% des erreurs de médicaments et l'informatisation de la prescription réduit ces erreurs de 55%. Cela a été démontré il y a 15 ans aux USA... Au passage, la lecture code barre en pharmacie hospitalière permet aussi de diminuer les erreurs de dispensation3.

Alors bien entendu l'informatique peut introduire à son tour certaines erreurs comme cela est rappelé à juste titre dans le rapport du Conseil de l'Europe « Medication Safety Report5 » , voir p 110 « Electronic prescribing and alerts », qui annonce la couleur dès la première phrase « Electronic prescribing systems should be implemented and carefully used with awareness of their limitations », et où l'on peut lire que près de 2/3 des erreurs de prescription sont vraisemblablement évitables en informatisant la prescription, et notamment grâce aux alertes générées au moment du soin...

Il est vrai que les logiciels sont très très très perfectibles, mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain...

[1] Effect of Bar-Code Technology on the Safety of Medication Administration. Eric G. Poon et al.N Engl J Med 2010;362:1698-707 : www.nejm.org/doi/pdf/10.1056/NEJMsa0907115 (article téléchargeable gratuitement)

[2] Effect of Computerized Physician Order Entry and a Team Intervention on Prevention of Serious Medication Errors. David W. Bates et al. JAMA. 1998;280:1311-1316 : jama.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=188074 (article téléchargeable gratuitement)

[3] Medication Dispensing Errors and Potential Adverse Drug Events before and after Implementing Bar Code Technology in the Pharmacy. Eric G. Poon et al. Ann Intern Med. 2006;145:426-434 : annals.org/article.aspx?articleid=728576

[4] Systems Analysis of Adverse Drug Events. Lucian L. Leape et al. JAMA. 1995;274:35-43. : jama.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=389137

[5] Medication Safety Report, Council of Europe, 2007 : www.optimiz-sih-circ-med.fr/Documents/Council_of_Europe_Medication_Saf...

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