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26/03/2018   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
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Médecine et intelligence artificielle: les professionnels ne doivent pas se sentir "dépossédés" (Jean-Claude Ameisen)

PARIS, 26 mars 2018 (TICsanté) - Le recours à l'intelligence artificielle (IA) en santé pose des "questions fondamentales" sur l'évolution de l'exercice de la médecine, mais ne doit pas conduire les professionnels à "se sentir dépossédés par des approches techniques", a défendu le Pr Jean-Claude Ameisen en ouverture d'un cycle d'auditions au Sénat sur la bioéthique.

Le Pr Ameisen, président d'honneur du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), a inauguré le 8 mars le cycle d'auditions organisé par le Sénat pour nourrir sa réflexion sur le projet de révision de la loi de bioéthique de 2011.

Les états généraux de la bioéthique ont été lancés le 18 janvier dernier et donnent lieu à des débats en régions sur plusieurs thèmes relatifs à la bioéthique, dont ceux de l'IA, du big data, de la médecine prédictive et de l'e-santé, rappelle-t-on (voir brève du 23 janvier 2018).

Le Pr Ameisen s'est félicité au Sénat que la "question fondamentale" des implications de l'IA, des algorithmes et du big data sur la médecine soit présente dans le cadre des états généraux de la bioéthique, plaidant pour "l'ouverture la plus grande" des débats à des domaines scientifiques et techniques "qui n'ont rien à voir a priori avec la biologie et la médecine".

La progression des techniques de séquençage du génome, la multiplication des données à disposition sur les patients, et les nouveaux procédés de traitement et d'interprétation de ces données feront à l'avenir que "le médecin ne pourra plus à la fois interpréter ces résultats, les comprendre, se les approprier et en discuter avec la personne", a-t-il souligné.

"Le métier de médecin va devenir un métier d'équipe", a-t-il poursuivi, estimant "important" que les professionnels "ne se sentent pas dépossédés de ce qui fait l'importance de leur profession en ayant l'impression qu'ils ne peuvent plus l'assurer tout seul".

Pour des algorithmes "ouverts"

Le président d'honneur du CCNE a noté que l'un des enjeux du recours à des algorithmes en médecine est que ces algorithmes soient "ouverts", c'est-à-dire qu'ils permettent aux chercheurs et aux médecins de "comprendre les mécanismes qui font que telle ou telle démarche est proposée" à la suite d'un calcul informatique.

Il a pointé le danger du recours à des outils d'IA "à apprentissage non supervisé", c'est-à-dire à des machines qui apprennent seules, au fur et à mesure qu'elles réalisent des expériences, à l'instar des intelligences artificielles qui ont battu les meilleurs joueurs de go au monde.

"Si nous nous reposons sur des machines dont nous ne pouvons pas comprendre les modalités qui les ont amenées à avoir telle conclusion, cela posera un problème majeur", a prévenu Jean-Claude Ameisen. "La question est comment pouvons-nous faire en sorte d'être aidés par les machines, et non pas de devenir les instruments de ces machines, dont nous ne découvrirons qu'a posteriori si elles se sont trompées ou pas", a-t-il ajouté, jugeant que cela "demande un effort de réflexion profond".

L'IA ni bonne, ni mauvaise

Jean-Claude Ameisen a insisté sur les difficultés à comprendre les différents impacts de l'IA en médecine, tout en invitant à "se méfier de la fascination pour ce qui est nouveau et ce qui semble paré de vertus".

"Il y a une appétence, un désir, et en même temps un recul devant la difficulté à appréhender le processus même, la signification des connaissances presque d'un point de vue épistémiologique: que signifie l'avancée de l'IA? Qu'est-ce-que ça veut dire? De quoi s'agit-il?", a-t-il interrogé.

Ces problèmes d'appréhension du sujet mènent trop souvent à des réactions extrêmes de "panique" ou d'"enthousiasme", a-t-il noté. "La question n'est pas de savoir si l'IA est bonne ou mauvaise, mais comment nous pouvons l'utiliser au mieux du respect de chaque personne, et avec le moins d'inconvénients possible", a-t-il estimé.

Il a expliqué "craindre" que le sujet du recours à l'IA dans le domaine de la médecine "se cristallise sous forme de panique ou d'enthousiasme au lieu d'être un véritable sujet d'appropriation et de réflexion".

Vidéo de l'audition du Pr Ameisen au Sénat

rm/vib/gb

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