https://vieviewer.com/

E-santé

Dispositifs médicaux: les entreprises déplorent la frilosité des autorités et acteurs publics

1 238

PARIS, 26 mars 2014 (TICsanté) - Des industriels du secteur des dispositifs médicaux (DM) ont fait part mardi de la difficulté pour leurs entreprises à se développer sur le marché français, à l'occasion des premières "rencontres du progrès médical", organisées à Paris par le Syndicat national de l'industrie des technologies médicales (Snitem).

Ces rencontres devraient être organisées tous les huit mois environ. Elles visent à échanger sur les innovations et les évolutions du secteur du DM, dont la télémédecine. Environ 300 personnes ont assisté à cette première édition.

Le secteur du dispositif médical rassemble 5.000 entreprises en France, dont 94% sont des PME. Son chiffre d'affaires est estimé à 20 milliards d'euros. La France représente 20% du marché européen et 10% du marché mondial, a souligné Stéphane Regnault, président du Snitem et du directoire de Vygon.

Le déficit commercial de la France dans ce domaine s'établit pourtant à 1 milliard d'euros et l'Allemagne enregistre dix fois plus de brevets que les sociétés françaises, a souligné Sacha Loiseau, président de Mauna Kea, société spécialisée dans la biopsie optique. "La France a tout ce qu'il faut pour que le secteur soit florissant et c'est l'inverse qui se produit", a-t-il déploré.

"Tous les entrepreneurs font le constat qu'on n'arrive pas à se développer dans notre propre pays", a-t-il expliqué. Il a souligné le manque de campus réunissant des start-up du monde de la santé, des hôpitaux et des centres de recherche.

Sacha Loiseau a surtout pointé du doigt le manque de soutien de la part du secteur public, qui "ne permet pas aux entreprises françaises innovantes de se développer". Il a témoigné de l'incompréhension de ses interlocuteurs étrangers lorsqu'il explique qu'un produit innovant commercialisé depuis six ans n'équipe que 15 hôpitaux français. "On leur explique que c'est par manque de financement, mais ils pensent que c'est parce qu'il y a quelque chose de louche dans le produit", a-t-il relaté.

Il a dénoncé la lenteur des procédures d'agrément en France. "Notre dossier est bloqué à la Haute autorité de santé (HAS) depuis quatre ans alors que nous avons eu en moins de 18 mois aux Etats-Unis un code de remboursement pour l'utilisation de notre instrument", a-t-il expliqué.

"La lenteur des dossiers en France nous oblige à adopter une stratégie de dépôt de dossiers de remboursement à l'étranger", a confirmé Elisabeth Ducottet, présidente de Thuasne, société spécialisée dans les textiles médicaux. "L'irruption technologique dans le textile est très importante", a-t-elle rappelé, avec notamment l'arrivée de vêtements équipés de capteurs connectés, mais l'innovation fait face à des "freins réglementaires difficiles".

Le "forfait innovation" ressort comme le symbole de ces lenteurs administratives. Ce dispositif inscrit dans la loi depuis 2009 doit permettre des prises en charge dérogatoires par l'assurance maladie pour des produits de santé dont le service attendu (SA, pour des dispositifs médicaux) ou le service médical rendu (SMR, pour les médicaments) a été jugé insuffisant par les commissions spécialisées de la HAS mais qui présentent un potentiel thérapeutique intéressant. Il n'a pas encore été utilisé.

La ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, a toutefois annoncé la semaine dernière qu'un premier DM, la rétine artificielle Argus II (Second Sight), allait bénéficier du "forfait innovation". "Il est étonnant de noter qu'une entreprise américaine est la première à en profiter", a regretté Sacha Loiseau.

Dans tous les cas, "le projet d'arrêté, présenté il y a quelques jours, ne répond pas à ce qu'on attend, car il permettrait le financement d'une étude clinique et pas de la prise en charge", a-t-il commenté.

Les deux industriels ont aussi regretté le manque d'homogénéité du marché européen. "Les règles sont différentes entre les pays, et parfois plus contraignantes en France. Il est donc plus difficile pour les entreprises françaises de sortir premier", a résumé Elizabeth Ducottet.

Cette hétérogénéité oblige les PME françaises à engager de gros moyens financiers pour s'attaquer à l'Europe, surtout quand il faut faire des essais cliniques locaux "car les patients sont si différents selon les pays qu'un essai clinique en Allemagne n'est pas recevable en France", a ironisé Sacha Loiseau. /mb/eh/

La RĂ©daction
redaction@ticsante.com

http://www.computer-engineering.fr/

E-santé

Withings lance un nouveau tensiomètre connecté "3 en 1"

PARIS (TICsanté) - La société Withings a débuté le 17 juillet la commercialisation de son nouveau tensiomètre d'automesure connecté "3 en 1" intitulé BMP Core, intégrant un électrocardiogramme (ECG) et un stéthoscope connectés pour le suivi de l'hypertension et la détection de la fibrillation auriculaire et des valvulopathies.

0 974

E-santé

Le Lab e-santé publie un livre blanc sur l'élaboration des chatbots en santé

PARIS (TICsanté) - Dans un livre blanc publié le 1er juillet, le Lab e-santé, think tank spécialisé dans les sujets de santé numérique, a dressé un état des lieux et formulé cinq recommandations pour accompagner les acteurs de santé dans l’élaboration d’un agent conversationnel ou "chatbot".

1 727
https://www.lacharente.fr/boite-a-outils/emploi/medecin-generaliste/

Vos réactions

Afficher/Masquer les commentaires (1)

Anti-spam : Veuillez saisir le résultat de ce calcul S.V.P
4 + 3 =
http://www.canyon.fr/
https://openbi.org/

Les offres APMjob.com

TICpharma.com

Découvrez le site de référence sur la transformation numérique des industries de santé

DĂ©couvrir le site

événements

  • VPH 2020

    Du 24/08/2020 au 28/08/2020

  • SIDO 2020

    Du 03/09/2020 au 04/09/2020

  • Sant'Expo 2020 (ex-Paris Healthcare Week)

    Du 07/10/2020 au 09/10/2020

  • 6e JournĂ©es des start-up innovantes du dispositif mĂ©dical

    Le 13/04/2021