Un service proposé par APM International
http://www.malta-informatique.fr/actualites/i2Jn4s/innovation-majeure-lancement-de-titan-teleconsultation
https://global.agfahealthcare.com/france/
http://www.computer-engineering.fr
http://engage.nuance.fr/DSI-GHT-reussir-son-projet-reco-vocale?cid=7010W000002C2aSQAS&ls=website&rs=Ticsante&offer=speech_recognition&ot=ebook
06/12/2018   Envoyer par mail Imprimer   Aucun commentaire
Pour commenter cette dépêche Identifiez-vous

Comment LNA santé veut encourager l'innovation technologique dans ses Ehpad et cliniques

MONTROUGE (Hauts-de-Seine), 6 décembre 2018 (TICsanté) - Le groupe d'établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et de cliniques LNA Santé s'est organisé pour tester et développer des solutions innovantes, ont expliqué Willy Siret, directeur général délégué aux opérations, et Marie-Laure Levèque, directrice du pôle prospective, stratégie et marketing du groupe, lors des Journées de l'achat hospitalier organisées par le Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah) à Montrouge, le 29 novembre.

LNA Santé (ex-Le Noble Age) gère 69 établissements pour 7.200 lits et places installés, avec 60% d'activités médico-sociales et 40% d'activités sanitaires, en soins de suite et de réadaptation (SSR) autour de six spécialités, en hospitalisation à domicile (HAD), en psychiatrie et en centres de santé.

En matière d'innovation technologique, "nous avons fait le choix de nous organiser en interne, parce que nous avions une demande incessante de start-up, de nous rencontrer, et on aurait passé nos journées à voir des entreprises", a expliqué Willy Siret.

"Et tant qu'on n'avait pas cadré ce sur quoi on voulait axer nos tests, nos recherches, c'était moins l'usage que la technologie qui nous guidait", a-t-il ajouté.

"Le premier danger est de se laisser guider par la technologie plutôt que l'usage", a-t-il en effet insisté, soulignant également le risque, à force de vouloir "tout numériser", de ne pas se poser la question du "retour sur investissement", et pointant d'éventuels "coûts de maintenance et d'informatique explosifs dans les structures".

Il y a "à peu près un an", LNA a donc imaginé une nouvelle organisation. "Nous avons monté une équipe [avec des personnes issues] du siège et des établissements et ensemble, nous animons une cellule qui permet de regarder ce qui se fait, de décider de tester, de partager, de prioriser", a résumé la directrice du pôle prospective, stratégie et marketing, Marie-Laure Levèque.

"Tous les vendredis matins, en interservices, pendant une heure et demie, nous suivons les démarches en cours, nous accueillons des entreprises, nous faisons des retours d'expériences avec tous nos établissements en visioconférence -tous nos établissements sont équipés en visioconférence", a rapporté Willy Siret.

Une quinzaine de tests d'innovation en routine

"Sur une période de quatre-cinq mois, une quinzaine d'innovations sont testées dans nos établissements en routine", a précisé Marie-Laure Levèque. Celle-ci explique que "quand une équipe [d'un établissement] s'engage à tester, elle le fait pendant trois à six mois et à l'issue, elle doit remplir une grille d'analyse", pour répondre à des questions du type "est-ce que c'est cohérent par rapport au métier ?", "est-ce que cela permet d'améliorer l'organisation structurelle ?", "est-ce que ça motive tel ou tel type de professionnels ?".

Cette cellule et cette démarche, qualifiée d'"agile" et de "réactive", "nous permettent d'aller assez vite sur le test, et assez vite de jeter ou de déployer la solution, si le terrain nous dit que ça l'intéresse", a poursuivi Willy Siret.

Marie-Laure Levèque a aussi évoqué l'idée de créer des pools de professionnels -par exemple "un neurologue avec un orthophoniste"- que la cellule pourrait consulter sur l'intérêt d'une solution avant de rencontrer l'industriel.

Parallèlement, le groupe -nantais- a fait le choix de s'associer à des partenaires externes: le gérontopole des Pays de la Loire, Atlanpole, un incubateur nantais de start-ups orienté santé, le réseau d'incubateurs du Crédit agricole de Saint-Etienne, et le Resah, notamment "pour avoir une vision européenne".

Quatre types d'usages prioritaires

En même temps que sa nouvelle organisation, LNA Santé a défini "les usages prioritaires" sur lesquels il souhaitait tester des solutions (voir dépêche TICsanté du 27 novembre 2017).

"Nous avons défini quatre axes", a décrit Willy Siret: soutenir l'expertise médicale (rééducation robotisée, réadaptation cognitive, télémédecine), faciliter la vie du patient et du personnel (géolocalisation des sorties, marquage du linge, assistance au lever, architecture adaptée, réseau social Famileo, etc.), favoriser le retour à domicile (ateliers d'éducation thérapeutique, etc.) et maîtriser la durée de séjour dans le secteur sanitaire (applications e-santé pré- et post-hospitalisation, objets connectés).

Concernant la traçabilité du linge par exemple -problématique importante en Ehpad et souvent source de désagrément pour les résidents notamment à cause de pertes fréquentes-, LNA Santé travaille avec la solution de marquage du linge, Ubiquid. Cette solution consiste à insérer une puce RFID (Radio Frequency Identification) dans chaque vêtement pour permettre aux lingères de pouvoir le suivre à la trace.

Willy Siret a précisé que l'investissement financier avait été de l'ordre de 20.000 euros mais souligné aussi l'investissement en temps "car pucer tous les vêtements dans un établissement, c'est un mois à trois-quatre personnes".

L'avantage de la solution, par exemple, c'est que grâce à une douchette, les salariés peuvent scanner l'armoire ou le sac de linge d'un résident et voir instantanément si le vêtement d'un autre résident ne s'y est pas glissé.

Le directeur général délégué aux opérations a raconté avoir travaillé avec l'entreprise pour améliorer la solution. Ainsi, au départ "la douchette était trop puissante et quand vous scanniez une armoire, vous scanniez aussi celle de la chambre d'à côté!", a-t-il rapporté. Ensuite, "la douchette servait aussi à tracer le linge [plat] qui venait d'être lavé, plié, avant de le mettre dans le chariot. Mais c'était très long". Il a donc été décidé de créer une dalle sous le chariot pour que le linge soit scanné directement.

La réflexion de LNA Santé avec l'entreprise porte maintenant sur l'errance des résidents car, "quitte à avoir des vêtements pucés...", pourquoi ne pas imaginer un système d'alerte en cas de sortie non prévue d'un résident.

Un projet d'exosquelette avec le Resah

Willy Siret a aussi évoqué les tests de medGo et Manjaro pour la gestion des remplacements des personnels, la mise en place d'Eezytrace pour la traçabilité dans les cuisines, Koki, une solution de traçabilité du bionettoyage dans les chambres et parties communes, ou encore Medaviz, destiné aux salariés, plateforme qui permet d'obtenir un avis médical.

Et le premier projet engagé par LNA Santé avec le Resah concerne une recherche de création d'un exosquelette, sous la forme du gilet, destiné aux salariés, pour leur permettre de soulager les postures pénibles, de faciliter le port de charge et ainsi mieux accompagner le patient.

Par ailleurs, Marie-Laure Levèque a précisé que LNA Santé avait désormais "un pôle de recherche clinique" et que certains projets avaient pu être financés via le crédit impôt recherche.

vl/ab

Partagez cet article

Les dépêches liées à cette information
https://www.groupepsih.com/
http://bit.ly/vmpourtous
http://www.web100t.fr
http://www.ticsante.com/show.php?page=inscription
http://www.vieviewer.com/
http://www.axigate-france.fr/axigate-reflex/
Les offres

Product Manager (H/F)

Île-de-France



Les offres d'emploi
Agenda
Symposium "Aide à la décision clinique, IA et big data à l'hôpital"
Le 11/12/2018
Conférence "Value Based Health Care in the Digital Era"
Le 18/12/2018
Consumer Electronic Show 2019
Du 08/01/2019 au 11/01/2019
Hacking Health Camp 2019
Du 22/03/2019 au 24/03/2019
7ème Congrès national de l'Apssis
Du 02/04/2019 au 04/04/2019